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nucleare

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Fondé à Milan en 1951 par les peintres milanais Baj et Dangelo, ce mouvement pictural italien regroupa initialement un petit nombre d'artistes : Joe Colombo, Dova, Bertini. En raison des liens qu'il contracta avec des groupes européens d'avant-garde (le mouvement Cobra et Phases à Paris) et américains (le groupe argentin Boa), ce mouvement représente l'un des phénomènes culturels les plus importants en Italie, pendant les années de l'après-guerre.

Les relations avec des artistes et des critiques internationaux provoquèrent un courant d'idées et d'expériences qui ne furent pas sans conséquence en Italie : la polémique contre toute sorte de dogme esthétique — en particulier contre l'intellectualisme de l'Art abstrait géométrique — ainsi que l'affirmation d'un art issu d'une liberté fantastique et formelle absolue, sensible à tout genre d'expérimentation libératrice, faisant recours à l'expression directe et à l'automatisme gestuel, jouèrent un rôle de première importance pour les nouvelles avant-gardes italiennes. En 1958, le Gruppo 58 de Naples apporta à Nucleare la contribution de jeunes artistes (Biasi, Del Pezzo, Fergola, Di Bello) ; des initiatives dynamiques eurent lieu, tels le Manifeste de Naples (1959), qui relançait violemment la polémique " anti-abstraite ", et la fondation de la revue Documento Sud (1959), qui réunissait de jeunes peintres et écrivains d'avant-garde, créant ainsi un trait d'union direct avec d'autres centres culturels italiens et européens. Le mouvement, dont la période la plus active et la plus florissante se situe v. 1953-54, s'éteignit pratiquement en 1959.