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monogramme

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Signature composée d'un sigle de plusieurs lettres ou des initiales du nom d'un peintre : A. M. (Andrea Mantegna), A. D. (Albrecht Dürer), F. H. (Frans Hals).

L'usage du monogramme comme signature remonte à l'Antiquité, notamment sur les monnaies ; celui-ci servait de marque d'atelier ou de visa des magistrats chargés de leur contrôle. On le retrouve au bas Empire et au haut Moyen Âge sur les anneaux sigillaires.

Les peintres et les graveurs eurent recours à ce procédé de la fin du xve s. au xviie s., notamment dans les pays néerlandais et germaniques, soit que le monogramme permît de reconnaître la production d'un même atelier, soit qu'il rendît anonyme certains travaux ou servît de signature aux peintres. Un des plus célèbres monogrammes de cette époque est celui de Dürer, auquel l'artiste donnait une valeur ornementale.

On a appelé " monogrammistes " les artistes que nous ne connaissons que par leur monogramme : citons le Maître au monogramme I. D. C., dessinateur français du xvie s., le Maître dessinateur et graveur strasbourgeois E. S. (1466). Mais le monogramme n'a pas seulement servi à dissimuler l'identité de certains artistes ; des peintres célèbres y ont eu recours par goût de la virtuosité, ou parce qu'ils y voyaient prétexte à décors plastiques. Notamment au xixe s., pour les préraphaélites, puis plus tard chez les Nabis ou dans tout autre mouvement pictural qui donne la primauté au trait et au graphisme.

Citons entre autres les monogrammes de Toulouse-Lautrec, Maurice Denis (MAUD), Mondrian, Henry Van de Velde, Klimt, Kandinsky, Klee.