En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

mine de plomb

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Nom usuel donné au crayon de graphite naturel, ou plombagine. Employé en Allemagne dès le xvie s. pour l'écriture, le graphite n'a remplacé les pointes de métal qu'après l'exploitation des gisements anglais du Cumberland. Il avait un effet alors voisin de celui de la pointe de plomb, laissant un trait gris à reflets métalliques. Les Italiens ne s'en servaient que pour les esquisses. Au xviie s., Flamands et Néerlandais l'utilisèrent dans les dessins (Téniers, Cuyp), souvent associé à la pierre d'Italie. En France, E. Le Sueur le mêlait à des lavis d'encre de Chine. Il faut attendre le xviiie s. pour que la mine de plomb soit utilisée dans les portraits, parfois rehaussés d'aquarelle (A. de Saint-Aubin). La Révolution orienta les travaux de Conté (1755-1805) vers la recherche d'une plombagine artificielle. L'ingénieur français mêla du graphite naturel pulvérisé à de l'argile et soumit le tout à la cuisson, donnant ainsi naissance au crayon moderne. En variant la quantité d'argile et le temps de cuisson, on parvient à une gamme très large de tons, tous très solides. David utilisa le crayon de Conté pour ses esquisses et études. Au xixe s., Ingres et ses disciples (Flandrin, Chassériau, Mottez, puis Corot et Degas) surent en tirer le meilleur parti. (Voir GRAPHITE.)