En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

encaustique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Procédé technique de peinture à la cire qui présente de nombreux avantages, mais qui fut peu utilisé en raison des difficultés d'application.

Les couleurs sèchent rapidement, les retouches sont faciles et se font sans grattage, la surface ne s'écaille pas, la cire donne le relief et la transparence, et résiste à l'humidité et aux vers. La cire colorée est chauffée, puis étendue liquide sur une palette chaude. On l'applique, encore liquide, sur la toile avec un pinceau ordinaire ; lorsqu'elle est prise, on la modèle avec un fer chaud appelé " cautère ".

La technique de l'encaustique s'applique à tous les types de support : bois, toile préparée, carton, papier, pierre, ardoise ou plâtre. Dans le cas des peintures murales, on pose un enduit, comme pour la tempera.

On sait par les auteurs latins (Pline, Vitruve) que, dans l'Antiquité, on peignait à l'encaustique sur ivoire, sur bois lissé et sur les murs. Mais les renseignements qui nous sont ainsi fournis ne sont que des mentions trop courtes qui ne permettent pas de connaître les procédés utilisés dans la peinture antique. Le xviiie s. voulut renouer avec le passé. Caylus, le premier, défendit les vertus de l'encaustique et tenta de retrouver les procédés anciens. Son Mémoire sur la peinture à l'encaustique des Anciens (1753) engendra une polémique avec les encyclopédistes. En 1755, le peintre Bachelier publia à son tour un Mémoire sur la peinture à l'encaustique, dans lequel il faisait part de ses expériences. Cet ouvrage présente 4 procédés, au lieu de 5 dans celui de Caylus, mais ne peut davantage indiquer le procédé qu'utilisaient les Anciens. Diderot lui-même s'en mêla en publiant un pamphlet anonyme, l'Histoire et le secret de la peinture en cire (1755). Plusieurs tableaux furent peints à l'encaustique. Caylus présenta à l'Académie une Tête de Minerve exécutée sur bois par Vien. D'autres essais furent tentés par Calan et Bachelier. Les procédés de l'Italien Dom Vincenzo Requeno, consignés dans son Saggi sul ristabilimento dell'antica arte de Greci e Romani pittori (Parme, 1787), furent repris par l'Espagnol Garcia de la Huerta. Plusieurs décorations murales furent exécutées à l'encaustique, en Italie notamment. Un moment, la querelle mit en cause les techniques de l'huile. Puis, au xixe s., le procédé trouva une nouvelle faveur auprès des peintres, qui renouaient ainsi avec la grande tradition de la peinture murale (Flandrin, Mottez), tandis que, dans l'Encaustique et les autres procédés de peinture chez les Anciens, Ch. Henry et H. Cros essayaient de faire l'historique de cette technique et de ses applications.