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blanc

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

En peinture, de nombreux blancs ont été employés ; ils se subdivisent en deux catégories : les blancs amorphes, qui, mélangés à l'huile, perdent leur opacité et leur blancheur ; les blancs permanents. Les premiers comptent parmi eux le blanc de chaux à base de carbonate de calcium (blanc de Meudon, de Paris, d'Espagne), le blanc fixe pour gouache, obtenu par la précipitation du sulfate de barium, le blanc d'os, le blanc de coquilles. Le blanc de chaux a été utilisé par les peintres principalement dans la technique murale " a secco ", sous forme d'une sorte de mastic épaissi par un long séjour dans l'eau, et dans la technique de la fresque toscane, où on l'appelle " bianco San Giovanni " (blanc de Saint-Jean) : le peintre et écrivain d'art Cennino Cennini, dans son Libro dell'arte (Traité de la peinture), le décrit comme plus dense et plus brillant que le blanc de chaux, car, modelé en galettes de chaux, il a été à plusieurs reprises exposé à l'air libre et enrichi par l'action du dioxyde de carbone qui s'y trouve présent.

Parmi les blancs permanents, le blanc de plomb, ou céruse, est à la fois le plus ancien des pigments artificiels et le plus célèbre ; dans la peinture à l'huile, ses qualités sont celles des meilleurs pigments : extrêmement dense et opaque, il a un fort pouvoir couvrant et sèche particulièrement vite. On l'obtient depuis la plus haute antiquité en soumettant le plomb à l'action corrosive des vapeurs de vinaigre ou d'acide acétique, ce qui produit la formation de carbonate et d'hydroxyde de plomb. Cependant, on doit lui reconnaître deux défauts principaux : le blanc de plomb est un poison dangereux, il a une tendance à noircir sous l'action des gaz sulfureux contenus dans l'atmosphère ; pour cela, il n'est pas employé en peinture murale : les blancs de la Crucifixion de Cimabue dans l'église supérieure d'Assise ont viré au noir. Les blancs de zinc ou de titane sont des pigments plus récents : non toxiques, ils ne jaunissent pas ; ils sont cependant d'une qualité inférieure à celle du blanc de plomb.