En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

groupe Zéro

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Nom donné à un mouvement de jeunes artistes qui, en 1957, à Düsseldorf, décident de réagir à une situation de tension propre à l'Allemagne de l'après-guerre et, sur le plan artistique, de repartir sur de nouvelles bases en opposant une résistance à la toute-puissance de l'Expressionnisme abstrait. Le groupe Zéro, nommé ainsi à la suite de la publication d'une revue manifeste intitulée Zéro, se constitua autour de ses principaux instigateurs et seuls membres permanents : Heinz Mack et Otto Piene. Ce fut plus un rassemblement occasionnel d'artistes sensibilisés par les mêmes problèmes qu'un groupe défini (les participants aux expositions pouvaient changer). Parti de l'intention de purifier la couleur des excès de l'Informel, le groupe Zéro en vient à s'intéresser aux notions d'espace et de lumière dans une optique cosmique idéaliste proche de celle d'Yves Klein. Motivé par le désir d'explorer les possibilités de communication entre l'homme et la nature, Zéro aborde cette recherche par le biais de la technologie, qu'il considère comme l'instrument le plus adéquat. Ouvert aux démarches s'apparentant à la sienne, le groupe Zéro entre en relation avec Fontana et avec les membres du Nouveau Réalisme et du Cinétisme, avec lesquels il participe à de nombreuses manifestations. L'aluminium, pour sa capacité à capter et à diffuser la lumière, est le matériau de prédilection du groupe. Travaillé en relief ou en creux, il prend diverses formes : sphères, panneaux, stèles, disques et appareils rotatifs, tiges hélicoïdales. À l'instar de Mack, Piene conçoit des projets fondés sur la pénétration dynamique de la lumière dans l'espace et, dans cet esprit, réalise la façade des magasins Wormland à Cologne. Parallèlement, il exécute des peintures à la fumée et au feu, proches des expériences antérieures de Klein. En 1961, le groupe accueille un 3e membre permanent, Gunther Uecker. Tout en rejoignant par certains aspects la démarche de Mack et de Piene, le travail d'Uecker s'en différencie sur l'essentiel. Chez lui, en effet, l'emploi de la lumière est plus anecdotique, supplanté par un élément prédominant, le clou, qui, en structures informelles ou en compositions équilibrées, en forêt agressive, en spirale ou en revêtement sadique d'objets quotidiens, se retrouve dans la majorité de ses œuvres. En 1967, le groupe Zéro est dissous : Mack, Piene et Uecker se séparent, chacun continuant seul ses investigations.