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Johann Jakob Zeiller

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Reutte  1710  – id.  1783).

Appartenant à une famille de fresquistes dont la peinture n'est ni purement locale ni archaïque, mais comporte une note populaire particulière, il se forme auprès de son père, puis part en 1726 pour l'Italie. À Rome, il est l'élève de Sebastiano Conca et du graveur Jacob Frey. Il est à Naples chez F. Solimena de 1731 à 1735. Il rentre en 1735 et passe vingt ans dans l'entourage de Troger, à Vienne, d'où il va exécuter de grandes commandes, en particulier en Bavière, avant de retourner dans sa ville natale. En 1752, il peint une Glorification de saint Benoît à la coupole de l'église d'Ettal. Les figures, extrêmement nombreuses et rapetissées par une forte perspective, se répartissent en une multitude de petits groupes. Le coloris jaune et noir vaporeux, sans accent vigoureux, est totalement unifié. L'influence de Troger s'y étend jusqu'à l'emprunt de certaines figures, des anges en particulier. À Ottobeuren en 1763 (nombreuses fresques ; coupole principale : Descente du Saint-Esprit), Zeiller trouve une solution plus personnelle et conforme au style rococo : détente, coloris éclairci et sensuel, déploiement spatial, ciel nuageux traversé par la lumière et parsemé de groupes de figures espacés. Ses esquisses (la Trinité, la Vierge et des saints, montrent une facture précise et détaillée.

Franz Anton (Reutte 1716 – id. 1793 ou 1794) . Neveu du précédent, il fait son apprentissage chez un de ses oncles, Paul Zeiller. En 1738, il part pour Augsbourg, où il travaille avec Holzer et Göz. Il fait le voyage d'Italie, travaille chez Giaquinto à Rome et va à Venise. Après un séjour en Souabe, il rentre à Reutte pour se livrer à une activité locale. Il décore 12 églises au Tyrol. À la voûte de la nef de l'église paroissiale de Stams, il peint en 1775 une Prédication de saint Jean-Baptiste, sujet repris en 1769 dans l'église de Toblach. Dans cette composition, où il remonte l'horizon, laissant peu de place au ciel, l'artiste utilise tous les éléments pittoresques caractéristiques du Rococo : costumes locaux et orientaux, paysage agrémenté de palmiers, de rochers et d'un ruisseau, comme chez J. B. Zimmermann. Son Invention de la Croix (1764) au séminaire de Brixen fait apparaître de nombreux personnages disposés sur le pourtour circulaire, selon le schéma habituel. Les architectures feintes à la manière de Pozzo structurent les compositions et écrasent les figures des églises de Ranggen (1778) et de Weer (1779).