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Rémy Zaugg

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre suisse (Courgenay 1943).

Le point de départ de son œuvre a été la confrontation à une peinture de Barnett Newman intitulée Day Before One (1951, Bâle, Kunstmuseum). Placé devant l'énigme de ce tableau, Rémy Zaugg entreprend de réfléchir sur les conditions de perception de la peinture. Entre 1963 et 1968, il réalise une série de 27 esquisses, Constitution d'un tableau journal. Il s'agit de feuilles arrachées d'un cahier d'écolier, sur lesquelles le peintre note ses observations à partir du tableau de Paul Cézanne la Maison du pendu (1872-1873, Paris, musée d'Orsay). Au début, la perception est dénominative : un arbre, un ciel, un chemin... Puis les choses se colorent et la perception devient picturale : les plans, les touches, les taches, les tons... En notant et en nommant ce qu'il voit, en énumérant les choses perçues, il s'oblige à affiner l'acuité de son regard et il développe la conscience qu'il a de sa propre perception. De 1973 à 1980, il exécute une série d'études perceptives à partir d'une sculpture de D. Judd. En 1981, il se consacre à l'œuvre de P. Klossowski et en 1983 à celle de B. Burkhard. Les œuvres de R. Zaugg s'offrent au spectateur dans une sorte de matérialité silencieuse. En un temps où les images sont banalisées du fait de leur abondance, elles exigent de celui qui les regarde qu'il songe aux questions qui traversent la peinture et que se pose le peintre.

R. Zaugg a participé à de nombreuses expositions internationales : Biennale de Paris en 1977 et Documenta 7 en 1982, et a connu d'importantes expositions à Eindhoven (1984), Bâle et Paris (1988).