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Léon Zack

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre russe de l'école de Paris (Nijni-Novgorod 1892  – Vanves 1980).

Il fait des études à la faculté des lettres de Moscou après avoir pris des leçons de peinture dès l'âge de treize ans. Il rencontre en 1910 Malévitch et participe au mouvement futuriste russe. En 1920, il quitte la Russie, séjourne à Florence puis à Berlin, où il crée décors et costumes pour les Ballets romantiques russes, et vient se fixer définitivement à Paris en 1923. Il expose au Salon d'automne, aux Indépendants et plus tard aux Surindépendants, dont il fut l'un des fondateurs. Zack est passé par une longue période figurative de tendance néohumaniste, dans laquelle s'exprimait déjà son inclination spiritualiste. C'est certainement celle-ci qui, après sa retraite clandestine dans un village de l'Isère pendant l'Occupation, l'a amené par une ascèse picturale à une véritable sublimation des formes dans l'abstrait. Refusant les rigueurs de l'Abstraction géométrique, mais aussi les facilités et les aléas du Tachisme informel, l'artiste a trouvé naturellement sa forme d'expression lumineuse : " Ma technique, a-t-il déclaré, est dictée par le désir de luminosité. " Ainsi, il renonce progressivement aux empâtements maçonnés des compositions abstraites qu'il exécute jusqu'en 1960 pour obtenir ses tons clairs par transparences de glacis ou par frottis. Il abandonne aussi les effets de contrastes pour éclairer l'espace de la toile, qu'anime seulement le balancement de nuances subtiles. À côté de ses peintures, Zack a créé de nombreuses œuvres dans le domaine de l'art sacré : chemins de croix sculptés en collaboration avec sa fille Irène ou avec le sculpteur Adam-Tessier, mosaïque (1960, crypte à Dortmund), mais surtout de très nombreux vitraux pour des édifices religieux comme Notre-Dame-des-Pauvres à Issy-les-Moulineaux (1955). Il a fait de nombreuses expositions particulières à Paris (depuis 1960, à la gal. Jacques Massol).

Le M. A. M. de la Ville de Paris lui consacre une rétrospective en 1976, de même que le musée de Dieppe en 1988. Il est représenté au M. A. M. de Paris, aux musées de Dijon, Saint-Étienne, Orléans et Toulouse, et à la Tate Gal. de Londres.