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Thomas Waterman Wood

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre américain (Montpelier, Vermont, 1823  – id.  1903).

Fils d'un ébéniste, il travailla pour son père pendant sa jeunesse. Wood était autodidacte, et ses premières œuvres, des paysages du Vermont rendus de manière fine et réaliste, datent des années 1844-45. De 1852 à 1855, il résida à New York et approfondit sa connaissance de la peinture européenne et américaine en fréquentant les expositions de la National Academy of Design et celles de la Düsseldorf Gallery. Tout au long de sa carrière, Wood connut un grand succès comme portraitiste ; il travailla à New York, Québec, Toronto et dans le Sud, à Nashville et Louisville (Franklin Hoyt, 1855, Montpelier, Wood Art Gal.).

En 1858, il voyagea en Europe et s'installa quelque temps à Paris, où il exécuta de nombreuses copies de maîtres anciens et de peintres contemporains qu'il admirait (Léon Cogniet, Delaroche). En même temps, il commença à peindre des scènes de genre, qui le rendirent célèbre après son retour en Amérique. Établi dans le Sud au moment de la guerre de Sécession, il consacra plusieurs de ses compositions à la vie des Noirs ou à leur rôle durant la guerre civile : The Contraband, The Volunteer, The Veteran (1865-66, Metropolitan Museum). En 1867, il s'établit à New York, où, exposant à la N. A. D., il fut immédiatement reconnu comme un artiste d'importance. Élu membre de la National Academy en 1871, il en devint vice-président en 1879 et président en 1891. Son œuvre, dont les thèmes et la technique la rapprochent de celle d'Eastman Johnson, n'a pas connu la même gloire posthume. Wood légua la plus grande partie de ses toiles et aquarelles à sa ville natale, où elles forment le noyau de la Wood Art Gal. Ce n'est que fort récemment que son œuvre a été reconsidérée et a repris la place qui lui est due dans l'histoire de la peinture de genre américaine au xixe s.