En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Michael Wolgemut

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Nuremberg 1434  – id. 1519).

Fils d'un peintre de Nuremberg auprès de qui il reçut sa première formation, M. Wolgemut se rendit vers 1470 à Munich, où il fut l'élève de Gabriel Mälesskircher. Revenu à Nuremberg, il travailla dans l'atelier de H. Pleydenwurff († 1472), qu'il dirigea à son tour (1473-1519), après avoir épousé la veuve de ce dernier.

Ayant à satisfaire des commandes multiples, Wolgemut fit appel à de nombreux collaborateurs, et la plupart des retables sortis de son atelier furent en fait des œuvres collectives où se discerne plus ou moins aisément la main du maître. Ainsi, dans le polyptyque peint et sculpté en 1479 pour Notre-Dame de Zwickau (Saxe), son œuvre principale, Wolgemut use d'un graphisme anguleux et compliqué, au réalisme un peu sec ; son style se révèle surtout dans les Scènes de la vie de la Vierge.

Il se consacra également à la gravure et collabora avec son beau-fils, Wilhelm Pleydenwurff, à la célèbre Chronique de Nuremberg (Weltchronik, v. 1491-1494) ainsi qu'à l'Écrin des véritables richesses du salut (Schatzbehalter), édités par Koberger.

Considéré jadis comme le plus éminent peintre allemand de son temps, jugement que la critique moderne a sensiblement modéré, Michael Wolgemut demeure célèbre par ses rapports avec Dürer, qui fut son élève de 1486 à 1490 et peignit en 1516 le portrait de son vieux maître (musée de Nuremberg).