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Gustaaf Van de Woestyjne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre belge (Gand 1881  – Bruxelles-Uccle 1947).

Élève de l'Académie de Gand, il s'installe à Laethem-Saint-Martin en 1901 et exploite le type rustique de Deeske (Deeske accroupi, 1908, Laethem-Saint-Martin, coll. part.). L'atmosphère symboliste et religieuse du milieu laethémois marquera toute son œuvre, tandis qu'il demande aux primitifs flamands une leçon d'expression et d'humilité devant la nature : Dimanche après-midi (1914, Bruxelles, M. R. B. A.). À ces influences s'ajoute, en Angleterre, pendant la guerre, celle des préraphaélites, dont l'esprit est très proche du sien : les Dormeurs (1918, musée d'Anvers). De retour en Belgique (1920), il s'établit à Wareghem-lez-Courtrai ; la diffusion du Cubisme et le succès de l'Expressionnisme flamand l'incitent à adopter quelque temps une composition et un dessin plus irréalistes : Fugue (1925, La Haye, Gemeentemuseum). S'il s'attarde encore à des études de types brueghéliens, où le caractère pathologique est mis en évidence (le Mangeur de soupe, 1928), il exécute surtout des tableaux religieux d'un symbolisme très expressif : le Baiser de Judas (1937, Bruxelles, M. R. B. A.), le Christ au désert (1939, coll. de l'État belge). De 1925 à sa mort, après une longue maladie mentale, il fut successivement professeur à Malines, Anvers et Bruxelles-Uccle. Utilisant un dessin très linéaire, dur et tendu, Van De Woestyjne a été peu touché par les innovations techniques de son époque, bien qu'il ait été mêlé aux mouvements les plus vivants de l'art belge. Son œuvre, restreinte, car accomplie comme une tâche religieuse, demeure un témoignage, anachronique, d'une conception qui avait fleuri dans les dernières années du xixe s. Toutefois, le mélange de tradition et de modernisme qui le caractérise le rapproche quelque peu de l'esprit de la Neue Sachlichkeit allemande, et notamment de Dix. Une exposition rétrospective de son œuvre a eu lieu en 1981 à Anvers, M. R. B. A.

Son fils Maxime (Louvain 1911) , également peintre, s'exprime dans une manière voisine du Surréalisme.