En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Adriaen Van der Werff

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur néerlandais (Kralingen, près de Rotterdam, 1659  – Rotterdam 1722).

Il fut l'élève de Cornelis Picolet à partir de 1669, puis d'Eglon Van der Neer à partir de 1671. Artiste très précoce (autoportrait supposé, 1678, Amsterdam, Rijksmuseum), il aborda tous les genres, et plus spécialement le portrait et la peinture d'histoire. Établi à Rotterdam, où son succès fut considérable et où il fut commissaire de la gilde en 1691 et en 1695, il rencontra en 1696 l'Électeur palatin Johann Wilhelm von der Pfalz, qui le nomma peintre de sa cour ; il travailla pour lui de nombreuses années et se rendit en 1698 et en 1703 à la cour de Düsseldorf. Les tableaux exécutés pour l'Électeur palatin se trouvent aujourd'hui à Dresde (Gg), au Louvre et à Munich (Alte Pin.). En outre, la N. G. de Londres, l'Ermitage, le Rijksmuseum, le musée de Kassel, le B. V. B. de Rotterdam possèdent d'importantes séries de tableaux de Werff. Outre ses portraits (Portrait d'homme, 1685, Londres, N. G. ; 1689, Mauritshuis ; Johan Versijden, 1693, Rotterdam, B. V. B. ; Autoportrait, 1699, Rijksmuseum), l'artiste eut une grande prédilection pour les petits tableaux historiques ou religieux, de facture très lisse, au clair-obscur conventionnel, d'où émergent des teintes froides et pures, et dont l'origine se trouve dans l'école leydoise issue de Gerrit Dou. Werff porta ces caractères à l'excès, notamment le " fini " des nus, d'une plastique sculpturale, traités dans un coloris jaune, un peu acide, et qui se détachent sur des arrière-plans très sombres : Scène arcadienne (1689, Dresde, Gg), Agar et Ismaël (1701, Munich, Alte Pin.), le Repos pendant la fuite en Égypte (1706, Londres, N. G.), Joseph et la femme de Putiphar (1710, musée de Chambéry), l'Annonciation (1718, Dresde, Gg), Deux Nymphes dansant (1718, Louvre), Moïse sauvé des eaux (1722, musée de Rennes). Ses figures, d'une exécution précieuse et porcelainée, trahissent dans leur inspiration l'influence de l'italianisme et du goût classique français, annonçant le mouvement néoclassique.

Son frère Pieter (Kralingen 1665 – Rotterdam 1722) pasticha son style : la Madeleine repentante (musée de Lille), la Vierge, l'Enfant et saint Jean-Baptiste (1704, musée de Kassel), la Leçon de dessin (1715, Rijksmuseum), la Madeleine, Autoportrait, portraits de Johannes Texeluis, de Willem Bastiaensz Scheper (Rotterdam, B. V. B.).