En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Marianne von Werefkin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre russe (Tula 1860  – Ascona, Suisse, 1938).

Élève remarquée de Ilia Repine à Saint-Pétersbourg, elle y rencontre Jawlensky en 1886 et devient sa compagne. Ils s'installent en 1896 à Munich. Afin de promouvoir l'art de ce dernier, elle abandonne pour dix ans la peinture. Femme de haute culture au charisme certain, son salon, lieu de rencontre pour une intelligentsia cosmopolite, contribuera au développement de l'expressionnisme allemand. Elle adhère, en 1909, à la fondation de la Nouvelle association des artistes de Munich. Sa théorie de la couleur, reconsidérée dans son rapport à la lumière, influencera Franz Marc. À partir de 1906, ses toiles, en rupture avec l'art russe, attestent d'une influence de l'école de Pont-Aven (Automne [L'École], 1907) et de Munch (la Grand-route, 1907). S'y développe un symbolisme où les thèmes récurrents du chemin et du pont sont autant de lieux de passage du monde visible à l'invisible. Expulsée en tant que ressortissante russe à cause de la guerre, elle s'installe avec Jawlensky, à Ascona, en 1918. Elle poursuit une peinture mélancolique, empreinte de sa soif d'absolu. Elle est essentiellement représentée à la Fondation Marianne-Werefkin (Ascona).