En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

George Frederic Watts

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et sculpteur britannique (Londres 1817  – Compton, Surrey, 1904).

Fils d'un accordeur de pianos sans grande clientèle, il dut à l'ambition paternelle et à son talent prodigieux d'aspirer ardemment au titre de peintre d'histoire. Il se forma d'abord avec le sculpteur William Behnes (1827), puis suivit les cours de la Royal Academy, en 1835, pendant quelques semaines. Sa première œuvre exposée à la Royal Academy, le Héron blessé (1837, Compton, Watts Gal.), révèle l'influence de Landseer et d'Etty, mais il modela bientôt son art sur celui de la Renaissance italienne et, lauréat du concours organisé en 1843 pour la décoration à fresque du Parlement (Caractatus Led in Triumph Through the Streets of Rome), il reçut un prix et partit pour l'Italie (les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse, 1843-1847, Liverpool, Walker Art Gal. ; Roland poursuivant la fée Morgane, 1846-1848, Leicester, Museum and Art Gal.), où ses relations avec l'aristocratie l'aidèrent, comme elles devaient le faire plus tard, lorsque, à son retour en Angleterre en 1847, il se consacra au " grand art ". Il dut renoncer progressivement, faute d'encouragements, à la réalisation d'un projet qui lui était cher : les fresques monumentales d'une " maison de la vie " évoquant l'évolution de l'humanité. Il retourna en Italie en 1853, travailla à Paris pendant l'hiver de 1855-56, visita l'Asie Mineure et Rhodes en 1856. Nommé A. R. A. en 1867 et R. A. la même année, il alla en Égypte en 1886 et en Grèce en 1887. Entre-temps, il exécuta des portraits vigoureux, comme ceux de Swinburne (1865, Londres, N. G.) ou de Thomas Carlyle (1868, Londres, V. A. M.), tandis que son style, en grande partie inspiré par Titien et Tintoret, s'enrichissait. Au lieu de vastes compositions, il exécuta ensuite des allégories (reprenant les thèmes d'une grande composition jamais réalisée qui aurait évoqué l'Histoire du Cosmos) centrées sur quelques personnages ayant entre eux un lien étroit et qui reflétaient son intérêt croissant pour la sculpture. L'Espérance (1885, Londres, Tate Gal.) est l'une de ses œuvres les plus connues et les plus concises, et on peut y déceler le désespoir sous-jacent à sa vision, grandiose et typique de la fin du xixe s. L'éclectisme et les limites de l'artiste sont une évidence aujourd'hui, mais on ne peut pas négliger le sérieux de ses intentions ni la variété de ses recherches face à l'académisme des peintres de son temps. Watts fut un portraitiste de talent, renommé en son temps, et cette partie de son œuvre est aujourd'hui encore appréciée. Il est principalement représenté à Compton (Surrey) dans la galerie qu'il fit édifier pour conserver ses propres œuvres (Watts Gal.), à Londres (N. P. G., V. A. M. et Tate Gal.), à Bristol (City Art Gal. : l'Amour et la Mort, 1875), à Oxford (Ashmolean Museum : le Petit Chaperon rouge, 1864) et à Orsay (l'Amour et la Vie, 1893).