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Hervé Télémaque

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre haïtien (Port-au-Prince, Haïti, 1937).

Après des études avec Julian Levi à l’Art Student’s League de New York (1957-1960), Télémaque arrive à Paris en 1961. Par son imagerie, il instaure entre l’objet et sa représentation, entre celle-ci et le nom de l’objet et, enfin – par les titres de ses toiles –, entre ces noms et leur résonance symbolique toute une série de rapports dont l’ambiguïté, évoquant Magritte, n’est pas la moindre marque (Dérive no 1, 1984). Un montage méticuleux organise de multiples déplacements de significations par la mise en rapport d’objets apparemment hétéroclites (Banania no 3, 1965). Au pseudo-réalisme de sa technique de représentation vient parfois se joindre un objet réel, mouchoir ou chaussure (Attendre, 1965 ; le Mal des hauteurs, 1966), ou, au contraire, doublement faux : un poids représenté découpé et séparé de la toile, à laquelle il reste lié (Errer, 1966, Paris, M. N. A. M.). Par une utilisation systématique de l’allégorie et du symbole (la Scène [l’Homme à la cicatrice], 1970), les toiles de Télémaque se présentent comme des miroirs qui renvoient au spectateur l’image de ses contradictions (À son habitude, il ne regarda point, 1989). Le collage de papiers couleur découpés, commencé en 1967, devient l’activité majeure (exp. musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1976). Ainsi, il propose dès les années soixante des collages mettant en scène des objets choisis pour leur caractère obsessionnel ou autobiographique (Études pour nouvelles de France, 1988). Les images, cloisonnées, sont réunies sous un même cadre avec l’adjonction de papiers-calque et d’objets rapportés : œillets, étiquettes, spirales (exp. gal. Maeght, 1979). Les collages (le Propre et le Figuré, 1982, Paris, M. N. A. M.) offrent des compositions plus abstraites. Ses collages (1967-1991) ont été présentés à Paris en 1991, et ses tableaux récents, en 1993 (gal. Jacqueline Moussion).