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James Turrell

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste américain (Los Angeles 1943).

Il étudie la psychologie au Pomona College (Californie) de 1961 à 1965 puis s’intéresse à l’art. Appartenant à la génération d’artistes californiens (Irwin, Bell, Nordman) pour lesquels la lumière a joué un rôle déterminant, il se révèle à la fin des années soixante par ses « environnements perceptuels » qui radicalisent l’esthétique minimaliste. Influencé par les recherches scientifiques sur la psychologie de la perception, Turrell analyse les différentes interactions entre l’espace et la lumière. Ses œuvres les plus connues sont les « pièces lumineuses » (« Light pieces »). Elles apparaissent comme de grands tableaux monochromes qui émergent de l’obscurité. Quand l’œil s’habitue à la pénombre de la salle, la surface plane et colorée dévoile sa profondeur inconsistante ; c’est une lumière qui se diffuse par un dispositif élaboré de caisson lumineux cloisonné. Grâce à l’aide de deux fondations américaines, l’artiste achète en 1977 le Roden Crater en plein désert d’Arizona, où il réalise son grand œuvre. Comme dans les pyramides égyptiennes, huit salles seront construites à l’intérieur du cratère afin de recueillir chacune, un phénomène lumineux naturel particulier. Par cette intervention, Turrell précise la dimension mystique et cosmique de son travail. Le Whitney Museum de New York lui consacre, en 1981, une exposition personnelle, de même que le musée d’Art moderne de la Ville de Paris (1983) et la Kunsthalle de Bâle (1987).