En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Jan Tschichold

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste allemand (Leipzig 1902 – Locarno 1974).

Il effectue ses premiers travaux typographiques à partir de 1923 dans un style tout à fait traditionnel mais d’une grande perfection formelle. Jan Tschichold a étudié à Leipzig et à Dresde de 1919 à 1921. De 1925 à 1926, il se trouve à Berlin, puis est nommé en 1926 professeur à l’École des arts décoratifs de Munich, où il restera jusqu’en 1933. Son style évolue alors de façon déterminée vers la Nouvelle Typographie et le constructivisme : ses réalisations, en particulier en 1927 une série d’affiches pour un cinéma de Munich, le Phoebus Palast, retiennent par leur nouveauté, leur utilisation de la dissymétrie, leur typographie très simple, leur contenu réduit à l’essentiel, leur utilisation d’aplats de couleur jouant avec de grandes surfaces laissées vides et leur utilisation du photomontage. Ces affiches, ainsi que quelques autres qu’il créera par la suite, comptent parmi les chefs-d’œuvre de cet art au xxe siècle. En 1928, Tschichold fait paraître un livre de théorie intitulé Die neue Typographie (Berlin), dans lequel il exprime sa conception du graphisme. En 1929, Tschichold publie avec Franz Roh un livre sur la photographie contemporaine, Foto Auge (« Photo œil »), à l’occasion de l’exposition du Werkbund allemand (DWB) « Film und Foto » consacrée à la photographie, qui se tient à Stuttgart. En 1933, Tschichold émigré à Bâle : il y réalise l’une de ses affiches majeures pour la Kunsthalle et l’exposition intitulée « Konstruktivisten », qui y est montrée en 1937 : cette affiche frappe par son très grand dépouillement, son utilisation de caractères typographiques très simples et de petite taille, son absence d’image, son texte réduit au minimum et l’utilisation du vide comme surface expressive. En 1938, Jan Tschichold retourne à la typographie classique. De même que Piet Zwart aux Pays-Bas, Tschichold est un exemple de l’artiste soucieux de trouver des moyens d’expression modernes et qui a délaissé pour cette raison la peinture traditionnelle : Tschichold s’est entièrement consacré à la typographie dans un esprit voisin pour un temps de celui des productivistes soviétiques.