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Louis Tocqué

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1696 – id. 1772).

Fils du peintre d’architectures Luc, il fut, v. 1710, l’élève de Nicolas Bertin, et, v. 1718-1724, celui de Nattier, dont il épousa la fille. Quelques commandes officielles marquent une première période entre sa réception à l’Académie (Louis Galloche et Jean-Louis Lemoyne, 1734, Louvre) et son voyage en Europe du Nord ; son art se caractérise alors par une franchise du trait qui rappelle certaines effigies de A. S. Belle : le Dauphin (1739, id.), Marie Leszczynska (1740, id.). Appelé par l’impératrice Élisabeth à Saint-Pétersbourg pour succéder au portraitiste Louis Caravaque, mort en 1754, Tocqué fit quelques portraits à la Cour (1756-1758, Élisabeth, Ermitage), passa à Copenhague (où il devait revenir en 1769).

Une palette sobre, un ensemble d’harmonies assourdies accordées à un fond austère témoignent de la grande sensibilité d’un artiste qui s’est attaché à rendre l’éclat des accessoires (Comtesse Loménie de Brienne, 1737, musée de Strasbourg ; Madame Dangé, 1753, Louvre), à étudier plus attentivement certaines physionomies (Madame Doyen, Paris, musée Carnavalet) ou à évoquer l’importance sociale d’une personnalité par l’effet des drapés et la fermeté du modelé des visages : Marquis de Lücker (1743, musée d’Orléans). L’œuvre de Tocqué est une transposition adoucie de celui de Rigaud et sera imité par des artistes d’importance secondaire, comme Jean Valade et Guillaume Voiriot.