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Johan Thorn-Prikker

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et décorateur néerlandais (La Haye 1868 – Cologne 1932).

Élève de l’Académie de La Haye de 1883 à 1887, il fut d’abord marqué par son compatriote Breitner et le Pointillisme. En relation avec le milieu symboliste belge, il exposa aux Vingt à Bruxelles et se signala de bonne heure par un style très dépouillé, souple et cursif, confinant à l’abstraction : la Madone aux tulipes (1892, Otterlo, Kröller-Müller), la Mariée (1893, id.). Lié avec Henry Van de Velde, celui-ci l’incita à se consacrer aux techniques décoratives et, en 1897, Thorn-Prikker réalisa son premier « batik ». Dans la correspondance qu’il échangea entre 1892 et 1896, avec Henri Borel – son seul ami parmi les gens de lettres – il précise sa vision : fixer, non pas l’impression virtuelle des phénomènes mais bien l’essence de ceux-ci. Après le déclin du symbolisme, il subit peu de temps l’influence de Van Gogh : Route de Dahlem (craie à la cire sur papier, v. 1904, La Haye, Gemeentemuseum). Son talent, porté vers la stylisation monumentale et le symbole, s’épanouit quand l’artiste commença en Allemagne, à l’instar de Van de Velde, une carrière de décorateur et de professeur à Krefeld (1904-1910), à Hagen (1910-1919), à Munich, à Düsseldorf et enfin à Cologne, où il s’installa en 1926. On lui doit des vitraux pour la gare de Hagen (1910), pour Saint-Georges à Cologne et pour l’église de la Résurrection à Essen (1930), des mosaïques (le Jour et la Nuit) pour le Palais des expositions de Düsseldorf (1926).