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Hans Thoma

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur allemand (Bernau, Forêt-Noire, 1839 – Karlsruhe 1924).

Sa première formation se fit auprès d’un lithographe et d’un miniaturiste à Bâle ; en 1859, il est élève de l’Académie de Karlsruhe et subit alors l’influence de J. W. Schirmer et de Hans Canon. En 1867, il se rend à Düsseldorf ; au printemps de 1868, il fait un court séjour à Paris avec Otto Scholderer, où il est impressionné par l’art de Courbet et par l’école de Barbizon (Au soleil, musée de Karlsruhe ; les Noces, id.). Il travaille ensuite jusqu’en 1870 à Bernau, puis à Munich, où il est lié avec Scholderer, Victor Müller, Leibl, Haider, Trübner et Böcklin. Lors d’un voyage en Italie (1874), il fait la connaissance de Hildebrand et de Marées. À partir de 1876, il travaille à Francfort, séjournant en 1880 à Rome et effectuant plusieurs voyages, par la suite, en Italie (1887 : il rend visite à Hildebrand à Florence ; 1892 : Venise ; 1897 : tour d’Italie). En 1899, il est nommé directeur de la Kunsthalle de Karlsruhe et professeur à l’Académie. En 1909, son musée ouvre à Karlsruhe pour son soixante-dixième anniversaire. La même année, Thoma publie Im Herbst des Lebens et, dix ans plus tard, Im Winter des Lebens. Peu de temps avant sa mort, une grande rétrospective lui est consacrée à Bâle et à Zurich (1924).

Thoma, l’un des peintres les plus importants de la fin du xixe s. en Allemagne, a traité, outre les paysages, le portrait (plusieurs autoportraits) et les scènes de la vie populaire. Dans son art d’inspiration réaliste, son amour profond de la nature se traduit par un métier sûr et solide, une mise en page simple et fortement équilibrée (les Couseuses, 1868, Essen, Museum Folkwang ; la Soirée, id.) et une technique onctueuse (Nature morte, 1872, musées de Berlin). Il a su assimiler, dans un style très personnel, les influences multiples qu’exercèrent sur lui ses amis, Böcklin, Leibl et Marées. La fermeté du dessin, un sens plastique affirmé sont à l’origine de l’effet monumental produit par ses ouvrages et qui s’accentue avec l’influence symboliste (Joueur de luth, 1895, Zurich, Kunsthaus). Le musée de Karlsruhe présente l’ensemble le plus riche de Thoma, qui figure aussi dans les musées de Munich (Neue Staatsgal.), Berlin, Bâle, Bonn, Brême (Kunsthalle), Dresde (Gg), Mannheim, Stuttgart (Staatsgal.), Hambourg (Kunsthalle).