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Nicolas-Antoine Taunay

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1755 – id. 1830).

Fils d’un chimiste et peintre émailleur, Taunay entre tout jeune dans l’atelier de Lépicié, puis travaille chez Brenet et chez Casanova. Il peint des paysages sur nature avec ses camarades Demarne, Bidauld, Bruandet et Swebach ; en 1776, il voyage avec Demarne en Dauphiné et en Suisse. Agréé à l’Académie en 1784, il obtient par faveur du comte d’Angiviller d’être pensionnaire à Rome, où il reste jusqu’en 1787. Il est membre de l’Institut à sa fondation, en 1795. C’est en 1816 qu’il part pour le Brésil, accompagné par sa famille, avec une mission d’artistes et de savants français ; il fonde à Rio de Janeiro l’Académie des beaux-arts (le musée de Rio conserve aujourd’hui une belle série de ses tableaux). Il est de retour en France en 1824. Sa production, très importante, comporte essentiellement des paysages animés de figures : scènes historiques contemporaines (Bonaparte recevant des prisonniers sur le champ de bataille, 1801 ; Entrée de l’armée française à Munich, 1808, Versailles ; les Français en Italie, 1798 et 1804, Versailles et Louvre), scènes d’histoire de France (Henri IV et Sully, 1822, musée d’Évreux), scènes religieuses (Prédication de saint Jean-Baptiste, 1818, préfecture de Nice) ou simplement sujets anecdotiques (parades, charlatans, concerts), souvent traités dans un goût hollandisant à la Demarne. Taunay a donné aussi de brillants portraits (Van Spaendonck, Versailles). Beau coloriste, il a le goût des tableaux clairs et lumineux où les tons bleutés sont animés par des notes de vermillon ou de jaune clair. Il campe avec adresse ses petits personnages, indiqués d’une touche grasse, tout à la fois ferme et alerte.