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Antonio d’Errico, dit Tanzio da Varallo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Riale d’Alagna 1580/1582 – Varallo 1632/1633).

Très jeune, il est à Milan à l’école des Campi, puis à Rome dans l’ambiance rénovatrice suscitée par Caravage. Les œuvres de cette période (retrouvées dans les Abruzzes) attestent cette formation précoce (Circoncision, église de Fara S. Martino). Par la suite, Tanzio puise au maniérisme lombard de Cerano, comme en témoignent les fresques des chapelles XXVII (1616-1617), XXXIV (1618-1620), XXVIII du Sacro Monte (mont Sacré) de Varallo, premier témoignage de « modernismo » en ce lieu, après les cycles de Gaudenzio Ferrari. Dès 1616, l’artiste y affirme, avec une étonnante force suggestive, son sens dramatique, qui évoque la mise en scène théâtrale. Il exécute d’autre part de nombreuses pale d’autel pour les églises de Domodossola (Saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés), Borgomanera (Madone au rosaire), Novare, Borgosesia ainsi que des cycles de fresques pour la chapelle de l’Ange-Gardien (avec également des toiles) à S. Gaudenzio de Novare, pour S. Antonio et pour S. Maria della Pace à Milan. Avec Niccoló Musso (de Casale) et Giovanni Antonio Molineri (de Savigliano), Tanzio représente le courant caravagesque piémontais, ouvert aux échanges avec les peintures espagnole et napolitaine. La pin. de Varallo conserve un bel ensemble de ses peintures (deux David, Saint Antoine) et de ses dessins. L’artiste est aussi représenté à la Brera, à la Gal. Sabauda de Turin, au musée de Novare et à la N. G. de Washington (Saint Sébastien). Une exposition lui a été consacrée à Milan en 1958.