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Antonín Slavíček

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre tchèque (Prague  1870  –id. 1910).

Il se forma à l'Académie des beaux-arts de Prague, chez le paysagiste J. Mařák (1887-1889 et 1894-1899), dont l'enseignement était conçu dans l'esprit du Réalisme romantique tardif. Mais c'est surtout l'exemple de Chittussi, formé à l'école des peintres de Barbizon, qui devait exercer sur lui une influence déterminante. Il exposera à l'Exposition universelle de 1900 et voyagera à Paris en 1907. Grâce à son sens de la couleur et de ses possibilités constructives, Slavíček évita l'écueil de la description naturaliste pour tendre, dans ses paysages, à une vision globale où l'atmosphère tint une place grandissante, rendue par une touche fragmentée, nette et franche. Son souci des volumes et de la structure des choses ne permet pas aux formes de se dissoudre dans l'espace et leur donne en revanche un rythme particulier et parfois symbolique (la Forêt de bouleaux, 1897, Prague, Národní Galerie ; Journée de juin, 1898). Vers 1904, cette volonté de donner de ses paysages une image grandiose s'affirme davantage. Cette seconde période est inaugurée par la série des tableaux exécutés à Kameničky, localité d'une région déshéritée des hauteurs tchécomoraves (À Kameničky, 1904, musée de Prague). Elle culmine avec les vues monumentales de Prague, enlevées d'un pinceau impétueux (Place de la Vierge, 1906 ; la Cathédrale Saint-Guy, 1909, id.) : des effets puissants sont tirés des plans architecturaux, et la touche libre mais fortement structurée contribue comme les couleurs sombres et saturées à une certaine expressivité. Ces œuvres suscitèrent dans les années 30 l'admiration de Kokoschka. Les dernières toiles de Slavíček sont consacrées au motif des chemins de campagne battus par le vent et la pluie (la Route de Žamberk, 1906, id.). De tous les peintres tchèques, Slavíček est celui qui s'est rapproché le plus de l'Impressionnisme.