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Niccolò Rondinelli

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Lugo [ ?] v.  1450  – Ravenne [ ?] v.  1510).

Cité par Vasari comme l'un des meilleurs élèves de Giovanni Bellini, il est documenté à Venise en 1495, puis à Ravenne de 1496 à 1502. Participant à la production de l'atelier de Bellini vers les années 1485-1495, il propagea la manière du maître en Romagne ainsi que celle de Cima da Conegliano et de Carpaccio, donnant d'elles une version d'une saveur provinciale, et créa, en liaison avec Palmezzano, un style proprement romagnole, que perpétua son élève Baldassare Carrari (v. 1460 – apr. 1520 [?]).

Si l'on ignore quelle fut son œuvre à Venise, on peut cependant identifier sa manière à partir de sa production romagnole, en majorité des Madones (Rome, Gal. Doria Pamphili ; Venise, Accademia) et des Saintes Conversations (Brera et Ravenne, M. N.), caractérisées par la simplicité un peu raide des figures et une certaine faiblesse de la composition (Saint Sébastien, signé, 1497, Forlì, Duomo ; Apparition de saint Jean l'Évangéliste à Galla Placidia, Brera) ; Rondinelli s'oppose en cela à la manière monumentale de Palmezzano, mais il compense la pauvreté de ses constructions architectoniques par un goût décoratif souvent raffiné et un sens tout vénitien du chromatisme lumineux.