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Gerhard Richter

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Waltersdorf, district de Dresde, 1932).

Né à Dresde où il passe sa jeunesse, Gerhard Richter vint vivre en 1961 à Düsseldorf, au moment où le groupe Zero et la galerie Schmela y diffusaient l'œuvre de Klein et de Manzoni et au début de l'expansion internationale du mouvement Pop. Élève de l'Académie des beaux-arts de cette ville de 1961 à 1963, sa carrière débuta par une démonstration du Réalisme capitaliste, qu'il entreprit avec Konrad Lueg et qui consista à poser sur socle le contenu d'un magasin d'ameublement, les deux artistes vêtus sur le modèle courant de l'homme d'affaires faisant eux-mêmes partie de cette mise en scène " ready made ". Mais c'est par la peinture que Richter va s'exprimer ensuite, transposant d'abord dans ce médium des photographies, mais dans un esprit qui se distingue à la fois du pop art et de l'Hyperréalisme (Femme au parapluie, 1964). Pas de couleurs vives et gaies empruntées à l'affiche publicitaire et pas non plus de netteté poussée à l'extrême. Au contraire, la neutralité du gris rendue inquiétante par son caractère impersonnel et le flou systématique concourent à établir une distance troublante entre le sujet et sa représentation (Ema, nu sur un escalier, 1966 ; série des 48 Portraits tirés d'un dictionnaire, 1971-72). Avec des monochromes gris (Grau n° 349, 1973, Paris, M. N. A. M.), de grands tableaux qui sont de froids échantillons de couleurs (1 024 couleurs n° 350/3, 1973, id.) et enfin avec des Peintures abstraites (1979-1983) que Richter expose en même temps que des tableaux très " figuratifs " reprenant le thème de la vanité (des crânes et des bougies), son intention se précisera, qui est d'insister sur la vacuité du sujet. Il met au service de cette volonté une virtuosité technique qui lui permet, par exemple, de bien montrer que ses peintures abstraites " gestuelles " n'ont rien de spontané et que, par conséquent, le peintre se tient toujours à distance de ce qu'il exécute, le sujet et le choix esthétique entre figuration et abstraction étant, en définitive, tout à fait différents (Abstraktes Bild 743-4, 1991). Des œuvres de Richter sont conservées au M. B. A. de Nantes (Prinz Sturza, 1963 ; Miroir gris, 1991). Il a participé à la Documenta de Kassel en 1992 et le M. A. M. de la Ville de Paris lui a consacré une importante rétrospective en 1993. Une exposition Richter a été présentée (M. A. M. de Bolzano, Italie) en 1996.