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les Quesnel

Sully
Sully

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Dynastie d'artistes français actifs au xvie s. et dans la première moitié du xviie.

Selon l'abbé de Marolles, leur ancêtre Pierre Quesnel fut emmené par Marie de Lorraine à la cour de Jacques V d'Écosse à Édimbourg. En 1557, il dessina aux Grands-Augustins de Paris un vitrail (Ascension, le roi Henri II, la reine et les docteurs de l'Église, auj. disparu). Il donna aussi des cartons de tapisseries. On lui attribue un dessin portant l'inscription " P. Quesnel ", Naissance, baptême et éducation d'un prince (Paris, E.N.B.A.).

P. Quesnel eut trois fils peintres, dont François (Édimbourg v. 1545 – Paris 1616) fut le plus célèbre. Celui-ci apparaît dès 1571 sur les comptes pour des dessins de jetons et de médailles. François est mentionné en 1609 pour un portrait du Dauphin et dessine en 1608 le plan de Paris, gravé en 1609 par Pierre Vallet. En 1610, avec ses frères et Louis Beaubrun, il travaille à l'entrée de Marie de Médicis à Paris. Marolles vante son désintéressement, sa modestie et sa culture. Les gravures de ses œuvres par Isaac Briot (Henri IV, 1610 ; Marie de Médicis et Louis XIII, 1610) et Thomas de Leu (Couronnement de Louis XIII à Reims, 1610) nous donnent une idée de son style, mais son œuvre, très diverse, reste mal connue, et Quesnel est surtout apprécié, aujourd'hui, comme portraitiste et dessinateur. On lui a attribué plusieurs peintures, dont la plus certaine est le Portrait de Mary-Ann Waltham (monogrammé et daté de 1572, Althorp, coll. du comte Spencer). En se référant à des feuilles signées (Portrait d'enfant. Angoulême, coll. Biais : Crucifixion, Albertina) ou aux gravures de ses portraits (Louis de Lorraine, gravé par Thomas de Leu ; dessin, Paris, B. N.), on a pu lui attribuer de nombreux dessins. F. Quesnel a un style brillant, plus superficiel que celui de Clouet, avec lequel, selon Marolles, on le confondait. Ses dessins montrent une recherche de l'effet pictural, ce qui le différencie des autres dessinateurs de portraits.

On sait peu de chose sur ses frères Nicolas (v. 1543 – † Paris 1632) , qui, en 1574, dessina avec un remarquable talent le portrait de Pierre Quesnel (Paris, B. N.), et Jacques († Paris 1629) , décorateur et peintre religieux.

La dynastie s'achève avec Augustin I (Paris 1595 – id. [?] 1661) , fils de François, qui fut aussi marchand de tableaux, et Augustin II (1630-1697) , neveu de ce dernier. La Guitariste (1687, musée de Budapest), souvent attribuée à Augustin I, reviendrait, de par sa date, à Augustin II, à moins que la date ne doive se lire 1637, ce qui correspondrait mieux au costume de la jeune femme et confirmerait l'attribution à Augustin I.