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Nuvoloni ou Nuvolone

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Famille de peintres italiens.

Panfilo (Crémone ou Mantoue v. 1580  – Milan v.  1651) , commence sa carrière à Crémone, dans l'entourage de Malosso ; il s'établit ensuite à Milan, où il exécute, à l'huile ou à fresque, des œuvres qui, par certains côtés, se rattachent à l'art de la fin du xvie s. (de celui de Giulio Romano à celui de peintres lombards comme Figino ou Meda). Les œuvres certaines de Panfilo (souvent confondu avec ses deux fils, puisqu'ils étaient tous surnommés " les Panfili ") se distinguent par un dessin net et une forme massive, une ample utilisation de couleurs changeantes et de forts contrastes d'ombres et de lumières. Ses fresques de la chapelle Sansoni, dans l'église S. Angelo à Milan (1610), aux raccourcis habiles et aux effets sculpturaux, sont d'un grand intérêt ; selon quelques critiques, on pourrait en rapprocher les fresques de S. Maria della Passione (attribuées parfois à son fils Carlo Francesco), qui ont en effet de grandes affinités avec le style lombard des débuts du xviie s. Le retable avec la Vierge en majesté et deux saints (Milan, église S. Angelo) présente une parenté stylistique certaine avec celui de Schweyz, signé en 1620. En 1618, Panfilo travaille aux fresques de l'église SS. Domenico e Lazzaro et, en 1626, à celles (aujourd'hui perdues) du palais ducal de Pavie. Parmi les œuvres qui lui sont attribuées, citons la chapelle S. Michele, à la chartreuse de Pavie, les fresques de l'église S. Celso (Milan), une lunette peinte sur toile (musée de Crémone) voisine de la manière de Morazzone. Panfilo a aussi peint des natures mortes (Milan, coll. part. ; musée de Crémone), traitées de façon concrète, dans la tradition lombarde du xvie s.

Carlo Francesco (Milan v. 1609 – id. 1661). Après avoir suivi l'enseignement de son père, il devient l'élève de Cerano à l'Accademia Ambrosiana ; mais, par affinité de tempérament, il s'intéresse aussi à l'art de G. C. Procaccini, qui l'initie à la culture génoise et dont il retient l'aspect doucement sensuel et le coloris tendre. Sa production, qui couvre un nombre d'années relativement réduit, subit peu de variations : l'artiste préfère les formes fondues dans une atmosphère liquide et brumeuse, saisit l'aspect le plus doux de ses figures, qui semblent des personnages du théâtre arcadien. Les fresques des 3 chapelles qu'il peint à Orta (1630-1640) le montrent sensible à l'influence de Cerano et de Daniele Crespi, tandis qu'un groupe de toiles (Suzanne et les vieillards, à l'Ambrosienne de Milan ; Naissance de saint Jean-Baptiste, Voghera, église S. Giovanni ; Mort de Procris, Milan, Castello Sforzesco) témoignent de sa connaissance plus étendue des écoles génoise et émilienne. En 1645, il signe la Purification de la Vierge (Plaisance, Museo Civico), qui mérite d'être rangée parmi ses chefs-d'œuvre. Son Assomption, de 1646 (Brera), est plus solennelle et robustement construite, tandis que les figures frêles, aux gestes souples, de la Vierge à l'Enfant avec saint Charles et saint Félix (1647) confèrent à l'œuvre un aspect plus flou (Parme, G. N.). L'année suivante, Carlo Francesco est à Pavie, où il décore à fresque une chapelle de la chartreuse, et, à la même époque, il reçoit des commandes de portraits, comme le très beau Concert de famille (Brera). Dans ses tableaux religieux (l'Education de la Vierge, au sanctuaire de Rho ; la Visitation, Brera ; la Vierge et l'Enfant et saint Félix de Cantalice, Milan, coll. Treccani), les formes et la couleur se fondent en un sfumato onctueux, comparable à celui de Murillo (mais souvent en avance par rapport au peintre espagnol). Maître désormais de ses moyens expressifs, il aboutit à des solutions annonçant clairement les modes du xviiie s. (voir par exemple les fresques des deux chapelles du Sacro Monte de Varèse [1650] et surtout des toiles comme la Mort de Didon [Dresde, Gg], le Christ ressuscité [musée de Bordeaux] ; l'Ascension [id.] ; Sainte Agathe [Pittsburgh, Carnegie Inst.]).