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François Joseph Navez

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre belge (Charleroi 1787  – Bruxelles 1869).

Fils d'un échevin de Charleroi, il entre en 1803 à l'Académie de Bruxelles et s'y distingue bientôt. Envoyé à Paris comme pensionnaire de la Société des beaux-arts, il s'inscrit dans l'atelier de David (août 1813), pour qui il ressent une vive admiration et qu'il accompagne dans son exil à Bruxelles (1816). Il peint alors le portrait de ses amis De Hemptinne (Bruxelles, M. R. B. A.), tableau dans lequel la leçon davidienne est intelligemment exploitée, ainsi que dans le portrait de Madame Faber (1816, id. ) et dans celui même de son maître (David, 1817, id. ). De 1817 à 1821, il séjourne à Rome où il fréquente assidûment Ingres et Granet. À son retour (1822), Navez commence une brillante carrière : directeur de l'Académie (1830-1862), il prolonge l'enseignement de David. Ses compositions sur des thèmes bibliques ou mythologiques (Hermaphrodite et Salmacis, 1829, musée de Gand) n'échappent pas aux poncifs du Néo-Classicisme tardif, et c'est dans le portrait que réside le meilleur de son œuvre. Plus près d'Ingres, avec qui il était lié, que de David, dont il ne possède point la technique souple et variée, Navez a laissé de la société bourgeoise de son époque des effigies probes et sensibles (près de 200), en peintre attentif au caractère intime de son modèle et que distinguent l'harmonie recherchée des timbres, l'exécution des effets de matière (Autoportrait, 1826, Bruxelles, M. R. B. A. ; Madame De Hemptinne, 1847, Bruxelles, coll. part.).

Ses tableaux religieux reflètent la culture éclectique issue du Néo-Classicisme (Sainte Famille, 1848, musée d'Anvers). L'artiste favorisa, comme son compatriote Leys en Belgique, et comme Ingres en France, un intérêt nouveau pour la peinture des primitifs. Navez est bien représenté dans les musées belges et surtout à Bruxelles, et par 4 tableaux au Louvre.