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Francesco de Mura

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Naples 1696  – id. 1782).

Entré très jeune dans l'atelier de Solimena, il resta toujours fidèle à l'œuvre du maître. L'enseignement que lui offre le plafond de S. Domenico Maggiore, auquel Solimena travailla jusqu'en 1709, est fondamental dans la détermination de son goût pour la grande décoration fondée sur les " machines " scénographiques architectoniques. Avec le plafond de l'église SS. Severino et Sossio (Vision de saint Benoît, 1742), qui présente de remarquables solutions chromatiques. Mura, en reprenant le coloris solaire de Solimena dans des tons éclaircis, donne le meilleur de sa production.

Il déploie ensuite ses dons de décorateur et de fresquiste dans les fresques du Palazzo Reale de Naples, dans celles de S. Giuseppe dei Ruffi et dans le cycle de Montecassino ; mais c'est sans doute au cours de son séjour à Turin (1741-42) qu'il s'affirme le plus heureusement. Les Scènes de la vie de Thésée, peintes au Palazzo Reale, mettent en évidence l'harmonieuse rencontre de l'élégante composition de Solimena et de la luminosité des dernières œuvres de Giordano. Le plafond de la Nunziatella, exécuté à Naples en 1751, laisse apparaître une tendance à l'académisme romain, issu de la manière de Maratta, de même que des œuvres immédiatement postérieures, comme les Allégories du palais Chierici à Turin ou l'Allégorie des Arts du Louvre, monumentales, aux couleurs claires et délicates. Dans la dernière période de son activité, cette influence le conduira à des formes d'orientation nettement classicisantes.