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James Wilson Morrice

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre canadien (Montréal 1864  – Tunis 1924).

Fils d'un riche marchand de Montréal, il abandonne ses études de droit à l'université de Toronto, se rend à Paris en 1889 et s'inscrit à l'Académie Julian. Il prend conseil d'Harpignies, subit l'influence de Whistler, rencontré en 1897, et admire Puvis de Chavannes, Renoir et les postimpressionnistes. Il se lie également avec des artistes américains, M. Prendergast et Ch. Conder, plus tard W. Glackens et R. Henri (1895). Grand voyageur, Morrice revient fréquemment à Montréal pour de courts séjours et peint en Normandie, en Bretagne, à Venise (1896-97), en Belgique et en Angleterre. En 1911-12, il fait un séjour à Tanger avec Henri Matisse, rencontré en 1908 ou 1909, et par la suite visite Cuba, la Jamaïque, la Martinique, Trinidad, la Corse et finalement l'Algérie, où il travaille avec Marquet (1922), et la Tunisie.

L'art de James Wilson Morrice se distingue par l'aspect rêveur et enveloppé de ses compositions, qui le rapproche des Nabis (Jeune Femme vénitienne, Ottawa, N. G. ; Foire de campagne, v. 1905, Fredericton, New Brunswick, Beaverbrook Art Gal.). Sa peinture est exécutée avec un grand souci d'harmonie et de mise en page dépouillée (le Ferry, Québec, v. 1909, Ottawa, N. G. of Art), même apr. 1910, quand, par la couleur et la lumière, il subit l'influence du Fauvisme et rappelle davantage Marquet que Matisse (Plage à Trinidad, v. 1927, Ottawa, N. G.). Morrice vécut surtout à Paris mais il est étroitement associé à l'évolution de l'art canadien du début du xxe s. Il est représenté dans les musées de Montréal, Ottawa, Québec, Toronto, Hamilton, Winnipeg, à la Beaverbrook Art Gal. de Fredericton, à la Tate Gal. de Londres et à Paris (M. A. M. de la Ville de Paris).