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Pier Francesco Mazzucchelli, dit Morazzone

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Morazzone, près de Varèse, 1573  – id. 1626).

Après un premier apprentissage, non documenté, en Lombardie, il part pour Rome, où il se forme dans les ateliers des derniers maniéristes (Ventura Salimbeni, le Cavalier d'Arpin). À partir de 1598, il travaille en Lombardie comme peintre de toiles et de fresques, qui lui assurent sa renommée. L'expression des " sentiments " moins pénétrante et moins tragique que chez Cerano, mais non moins intense, le goût de l'effet et du trompe-l'œil de tradition lombarde, le bariolage des costumes à l'espagnole dans les scènes religieuses de ton populaire, le style néo-vénitien de la facture font de Morazzone, avec Cerano et Giulio Cesare Procaccini, un des grands initiateurs du xviie s. lombard, bien que ce dernier exprime toutefois dans son œuvre une vision religieuse du monde plus austère et en accord avec l'esprit de la Contre-Réforme.

Les " Sacri Monti " (sanctuaires) de Varallo, où il travailla à diverses reprises (1602, 1610, 1612), de Varèse (chapelle de la Flagellation, 1609) et d'Orta (v. 1616-1618) offrent de riches témoignages de son évolution stylistique. À ces travaux s'ajoutent les peintures à fresque ou sur toile exécutées au sanctuaire de Rho (Scènes de la légende de saint Georges, fresques), à Côme (Dôme : peintures du " Gonfalone " et peintures de la sacristie ; église S. Agostino : Scènes de la vie de la Vierge ; S. Trinità : la Trinité ), à Varèse (fresques de la chapelle du Rosaire à l'église S. Vittore), aux collégiales de Borgomanero (Scènes de la vie de saint Roch ; Scènes de la vie de saint Charles Borromée) et d'Arona (Scènes de la vie de la Vierge), à Novare (église S. Gaudenzio : fresques et toile de la chapelle de la Bonne Mort), à Plaisance (Dôme : Prophètes). Morazzone travailla aussi pour une clientèle de connaisseurs, comme le Cavalier Marin et Gerolamo Borsieri. À Milan, on trouve ses œuvres dans les églises S. Antonio Abate (Adoration des mages) et S. Angelo (Gloire de saint Charles) et dans les musées (Brera ; Castello Sforzesco : la Pentecôte). Le Martyre de sainte Ruffine et de sainte Seconde (Brera), dit aussi " Tableau des trois mains ", fut exécuté en collaboration avec Cerano et Giulio Cesare Procaccini et illustre bien les strictes affinités de ces trois artistes. Les musées de Paris (E. N. B. S. A. et Louvre), de Varallo, de Florence (Offices), de Milan (Ambrosienne) et les collections particulières conservent les dessins, nombreux et de haute qualité, de Morazzone.