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Giorgio Morandi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Bologne 1890  –id.  1964).

Son activité s'est exercée exclusivement à Bologne, où il fréquenta l'Académie des beaux-arts (1907-1913). Morandi commence à graver en 1912 et à peindre l'année suivante. Se situant à l'écart du Futurisme qu'il connaît, les sujets qu'il traite alors (paysages de la campagne bolonaise, natures mortes) témoignent jusqu'en 1916 d'un cubisme austère proche de Braque et de Derain et vont constituer les thèmes essentiels de tout son œuvre pictural et graphique, qui est, d'autre part, fondé sur une étude approfondie des grands exemples toscans (Giotto, Masaccio, Vuccello). Morandi va représenter des sujets rigoureusement choisis et réduits à l'essentiel. À la fin de 1919, il exécute une première série de natures mortes marquées par la " peinture métaphysique ", où apparaissent pour la première fois les thèmes bien connus des mannequins et de la boîte. Il rencontre en 1920 Giorgio De Chirico, puis Carlo Carrà et participe à l'activité de la revue Valori Plastici, et expose à Berlin en 1921. Ses œuvres représentent alors des formes simplifiées et réduites à des archétypes (cylindres, cônes, sphères), représentation frontale rigoureuse, espace dépouillé de tout élément descriptif. Malgré l'abstraction toujours présente des motifs, qui conservent toutefois leur identité, paysages et natures mortes s'imprègnent, à partir de 1918, d'une atmosphère plus intime et plus profondément poétique. Bouteilles, pots, vases de fleurs, vues de la campagne de Grizzana, village des Apennins près de Bologne, constituent les thèmes d'un univers familier (Paysage, 1925). En 1930, Morandi occupe la chaire de gravure à l'Académie de Bologne ; la même année, il participe à la Biennale de Venise. La Quadriennale de Rome en 1939 lui consacre une exposition particulière où figurent une cinquantaine de ses œuvres. Retiré à Grizzana pendant la Seconde Guerre mondiale, il y exécute une série de paysages de la campagne émilienne que l'on a rapprochés des paysages italiens de Corot. Sa première grande exposition particulière, présentée par R. Longhi à la gal. del Fiore à Florence (1945), mit en lumière les caractères fondamentaux de son œuvre. Parmi les nombreuses rétrospectives de Morandi, citons celles de Venise (Biennale, 1948), de Bologne (palais de l'Archiginnasio, 1966), de Paris (M. N. A. M., 1971), de Rome (G. A. M., 1973), de Moscou (musée Pouchkine, id.) et de Bologne (1990). La pinacothèque de Brescia a consacré à Morandi une exposition en 1996.

L'artiste est représenté notamment dans les musées de Düsseldorf (K. N. W.), de Hambourg (Kunsthalle), de La Haye (Gemeentemuseum), de Saint-Pétersbourg (Ermitage), de Londres (Tate Gal.), de Milan (Brera), de Munich (Neue Pin.), de New York (M. O. M. A.), de Paris (M. N. A. M.), de Turin (G. A. M.), de Winterthur. Au musée civique de Bologne sont réunies de nombreuses œuvres (peintures, dessins, estampes) de l'artiste, permettant de suivre l'évolution de son art. Un centre d'études Giorgio-Morandi y a été créé.