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Meister der goldenen Tafel Maître du Retable d'Or

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (actif au début du xve s. à Lunebourg ).

Il doit son nom à son œuvre principale, les volets du Retable d'or, ensemble géant à double paire de volets ornant autrefois le maître-autel de l'église du couvent Saint-Michel de Lunebourg (musée de Hanovre), qui date probablement de 1418, époque de la consécration de la nouvelle église. Dans son coffre central étaient disposés des objets précieux et étonnants — le trésor du couvent (vestiges au musée de Hanovre) —, et la face interne des volets, sculptée et dorée, avait donné son nom à ce retable, d'une incomparable richesse. Lorsque les volets extérieurs étaient ouverts, laissant apparaître leurs faces antérieures, et que la première paire de volets était rabattue sur le coffret central, on voyait se dérouler comme une frise, sur trois rangs, de gauche à droite du retable, 36 peintures sur fond d'or, de couleurs resplendissantes et précieuses, illustrant la Vie du Christ et de la Vierge. Dans la position de fermeture complète, en juxtaposition symbolique, les scènes du Serpent d'airain et de la Crucifixion, l'Annonce aux bergers, la Fuite en Égypte, le Baptême du Christ, la Crucifixion, les Trois Marie au tombeau, qui témoignent d'un grandiose sentiment, sont parmi les plus remarquables scènes. La prédelle est perdue. Pour les peintures de l'intérieur des volets extérieurs, le maître s'est fait aider : seuls le Couronnement de la Vierge (très ruiné) et le Baptême du Christ sont de sa main. D'autres ouvrages ont été attribués à cet anonyme, notamment les miniatures du Missel Vewelkoven, qui présentent de grandes affinités avec les peintures du Retable d'or (Lunebourg, Stadtarchiv), 2 panneaux représentant l'un une Vierge à l'Enfant, l'autre l'Empereur Auguste et la Sibylle de Tibur (tous deux à Brême, coll. part.).

Cet ensemble n'a pu jusqu'ici être exactement localisé. Son auteur apparaît comme la plus importante personnalité artistique de la Basse-Saxe au début du xve s. L'art de ce maître, grave, typiquement bas-allemand, est mêlé d'inspirations complexes, de courants westphaliens, colonais, et décèle dans l'élégance et la souplesse des formes et de nombreux motifs une vive influence franco-flamande (Jacquemart de Hesdin).