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Guillaume Guillon, dit Lethière

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Sainte-Anne, Guadeloupe, 1760  – Paris 1832).

Chez son maître Doyen, il acquit le goût des grandes compositions animées, mais fut bientôt attiré par le néo-classicisme davidien. Second prix de Rome (1784), il resta quatre ans en Italie. Il obtint ses premiers succès aux Salons de 1795 et de 1801 avec les esquisses de deux immenses toiles réalisées plus tard en pendants, Brutus condamnant ses fils (1811, Louvre) et la Mort de Virginie (1828, id.), où il impose aux schémas poussinesques les rythmes de Doyen. Il passa deux ans en Espagne (1800-1802) pour aider Lucien Bonaparte, alors ambassadeur, à constituer sa collection de tableaux ; mais cette expérience de la peinture ibérique n'influença pas son style. Peintre d'histoire, Lethière reçut des commandes impériales, dont la Paix de Leoben (1805, Versailles), qui fut réalisée en tapisserie ; en 1822, il exécuta un Saint Louis visitant les pestiférés à Carthage (musée de Bordeaux). Ses paysages héroïques portent la même marque classique que tout son œuvre : Chasse de Didon (1819, musée d'Amiens), Œdipe sauvé par un berger (château de Compiègne), peint en collaboration avec Bidault. Succédant à Suvée, Lethière fut directeur de l'Académie de France à Rome de 1807 à 1816. Ingres, alors pensionnaire, dessina son portrait et ceux des membres de sa famille. À son retour, Lethière fut nommé professeur à l'Académie des beaux-arts (1818) et ouvrit une école qui fut un temps la rivale de celle de Gros, mais qui ne put résister à la poussée du romantisme, ce qui explique l'indifférence rencontrée par la Mort de Virginie au Salon de 1831.