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Jan Kotík

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre tchèque (Turnov 1916-Berlin 2002).

Jan Kotík se forma à l'École des arts et métiers de Prague. De 1942 à 1948, il fit partie du groupe Quarante-Deux, réunissant des artistes attachés au thème de la ville et de la civilisation moderne. Les tableaux de cette période sont une sorte de synthèse d'éléments cubistes et expressionnistes, et leur intérêt réside surtout dans l'organisation de l'espace (la Terrasse, 1947, musée de Prague) ; peu à peu, la construction des formes s'assouplit, tend au signe, rendu en larges touches ou aplats de couleurs vives (le Garçon au ballon, 1951) ou exprimé par une configuration de lignes de caractère graphique (Benjamin, l'homme de fer, 1956). La Forêt (1946) a déjà tout le caractère d'une peinture gestuelle. Ayant abouti à des positions proches du groupe Cobra et de l'Expressionnisme abstrait (Deukalion, 1960, musée de Prague), le peintre se tourne vers le problème du signe et de la calligraphie (Marquage véritable de l'itinéraire de Cythère, 1965), vers celui, aussi, de la peinture spatiale, où le geste spontané du peintre interfère avec une forme rationnelle (Peinture spatiale, 1965). Avant son émigration à Berlin (1969), Kotík s'intéresse au problème de l'intégration de l'espace réel dans la peinture à travers des assemblages ou des panneaux suspendus tels des écrans. Ces questions sont abordées, au cours des années 70, dans des jeux de pliures de tissus (Système de transformation I, 1972) ou des assemblages de formes géométriques superposées, travaillant sur les interstices, parfois reliés par des cordages (Objet usuel, 1977), puis, dans les années 80, dans des peintures en forme ou des constructions dans l'espace.