En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Pyke Koch

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (Beeck 1901  –Amsterdam 1991).

Après des études de droit à Utrecht, de 1920 à 1927, il se tourne vers la peinture. Son admiration pour l'œuvre de Charley Toorop ainsi que les exemples de Schrimpf et de C. Mense l'incitent dans la voie d'un Surréalisme symboliste. Par ailleurs, de fréquents séjours en Italie, en particulier à Florence, autour de 1938-1940, au cours desquels il étudie les maîtres du quatrocento, ne seront pas sans marquer ses choix, notamment celui d'une disposition volontairement " scénographique " de ses compositions (Mercedes di Barcelona, 1930 ; le Ramoneur debout, II, 1944, La Haye, Gemeentemuseum). Son œuvre, qui débute en 1929-30, s'applique essentiellement au thème de la " Femme fatale ", qui, mêlé à celui de la " Magna Mater ", exerce sur lui un double phénomène d'attraction-répulsion : dans Bertha d'Anvers (1931, La Haye, Gemeentemuseum) et le Stand de tir, (1931, Rotterdam, B. V. B.), la sexualité féminine, d'un érotisme pervers et aggressif perçu à la fois comme fascinant et démoniaque, joue un rôle prédominant. Ailleurs apparaissent également ces mêmes mannequins féminins morts (la Rhapsodie des bas quartiers, 1929, Amsterdam, Stedelijk Museum). Les œuvres se situent dans des espaces le plus souvent vides et clos (Nocturne, 1930, Arnhem, Gemeentemuseum ; Souvenir d'un songe, 1966), ou encore dans un monde nocturne, artificiel et mécanisé (la foire, le cirque) : la Grande Contorsionniste, 1957, Amsterdam, Stedelijk Museum), dans lequel le sentiment de grotesque l'emporte. Comprise comme une entreprise délibérée de parodie des institutions sociales, morales et esthétiques, sa peinture est toujours d'une précision technique quasi photographique, certaines de ses œuvres ayant d'ailleurs été réalisées d'après des photographies (Poésie de minuit, 1931) ou à partir de séquences de films (Portrait de Asta Nielsen, 1929). Lors de l'exposition au Stedelijk Museum d'Amsterdam en 1972, Koch s'impose, avec Carel Willink, comme l'un des maîtres du Réalisme magique. Une rétrospective de son œuvre a eu lieu en 1982-83 à Paris, Institut néerlandais ; Arnhem, Gemeentemuseum ; Liège, musée d'Art moderne. Des œuvres de l'artiste ont de nouveau été présentées (Paris, Institut néerlandais) en 1995.