En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Martin Knoller

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien actif en Italie (Steinach-am-Brenner  1725  – Milan  1804).

Il se forme auprès de son père, Franz, peintre de village à Steinach, puis à Innsbruck chez Ignaz Pögls, enfin à Vienne chez Paul Troger. Il obtient le deuxième prix de l'Académie en 1753. Sa première fresque, au plafond de l'église d'Anras (1744), le montre encore très proche du style baroque de son maître Paul Troger. Deux séjours à Rome, en 1755-1758, puis en 1760-1765, lui permirent de rencontrer Winckelmann et Mengs et de se convertir peu à peu au goût néo-classique. Il sera d'ailleurs l'élève de Mengs, avec Christoph Unterberger et Anton Maron, mais Knoller est généralement considéré comme le plus important des trois. Entre-temps, il était entré au service du comte Karl Joseph von Firmian, qui l'appela à Naples (1758), puis l'emmena à Milan (1759). Il fut alors chargé d'y décorer le palais Vigoni-Firmian. Ses plafonds ne comportent que quelques figures de grande taille, à l'allure aimable, telles celles que l'Aurore entraîne dans le mouvement de son char. Ses attaches milanaises ne l'empêchent pas d'exécuter régulièrement des travaux en Autriche (palais Függer-Taxis à Innsbruck) ni d'exécuter à Munich, au plafond de l'église du Bürgersaal, une Assomption (1772-1774, détruit en 1944 ; modello au Louvre). Dans les fresques du cloître de l'église de Neresheim (1775), les figures, conçues chacune pour elle-même, et non plus comme élément pictural à l'intérieur d'un groupe, baignent dans une lumière froide favorisant la netteté du contour et la précision du modelé. L'influence antique, le goût des costumes historicisants, l'attention aux formes font disparaître de l'Apothéose d'Alberico tout caractère illusionniste et irréel (Milan, plafond du palais Belgiojoso, 1781-1783). Knoller pratiqua également la peinture de chevalet, où il se montra éclectique. Son Autoportrait (1801, musée d'Innsbruck), proche de Mengs par son austérité, est caractérisé par une recherche de l'intensité d'expression. En 1793, il fut nommé professeur à l'Académie Brera à Milan. Winckelmann disait de lui qu'il était " sans aucun doute le premier peintre de fresques d'Allemagne ".