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Franz Kline

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre américain (Wilkes Barre, Penn., 1910  – New York 1962).

Cet artiste, dont l'influence et l'exemple furent considérables aux États-Unis, possède un vocabulaire de formes immédiatement identifiable. Il se forma d'abord au Girard College de Philadelphie et à l'université de Boston (1931-1935) ; mais, intéressé par l'art moderne européen, il passa deux ans à Londres (1936-1938), travaillant à la Heatherley School of Fine Art. Cependant, son œuvre demeurait encore semi-figurative, et l'influence du portrait expressionniste et même celle de la peinture de genre américaine y étaient fort sensibles (Lehighton, 1946, Lehighton, Penn., American Legion Post 314). En 1950, Kline abandonna pour toujours la figuration. Son style atteignit à la simplicité totale par l'agrandissement de dessins au pinceau et à l'encre noire, qu'il exécutait sur des enveloppes, des journaux, des feuilles d'annuaire téléphonique. Kline transposa ces intuitions picturales sur une grande échelle en mettant l'accent sur le dynamisme de l'exécution et en apportant la même attention au travail de la brosse qu'à l'équilibre rythmique des blancs et des noirs (Nijinsky, 1950, dépôt à New York, Metr. Museum ; Andes, 1957, musée de Bâle). Jusque v. 1955, il s'exprima uniquement par des valeurs absolues. Avec la réintroduction de la couleur aux env. de 1957, l'espace ainsi créé devint plus complexe, plus dense, plus délicatement hiérarchisé dans un ensemble illusionniste (Jaune, rouge, vert, bleu, 1956, Baltimore, Museum of Art ; Horley Red, 1960, New York, coll. R. C. Sall). Sa mort en 1962 le surprit au sommet de son art. Il est représenté dans de nombreux musées américains, notamment à New York (M. O. M. A., Metropolitan Museum et Guggenheim Museum) et à Pittsburgh (Carnegie Inst.). Une grande rétrospective de son œuvre a été présentée en 1985-86 au musée de Cincinnati (Ohio), puis en 1994-95 à New York, Chicago, Barcelone, Londres, Madrid.