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Joël Kermarrec

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste français (Ostende, Belgique, 1939).

Il étudie aux Beaux-Arts de Paris (1958-1963) et expose dès 1964 au Salon de la Jeune Peinture. Très influencé par Magritte et le Surréalisme, il cherche à résoudre ses questions sur la crédibilité des images au moyen d'une technique la plus anonyme possible. En 1969, il organise avec P. Gaudibert et J. Poli, au M. A. M. de Paris, le groupe Distance, qui réunit de jeunes artistes très éclectiques, et il commence à enseigner les arts plastiques à l'université de Paris-Vincennes. Ses " Fonds " (Fonds bleus, Fonds roses, v. 1970), ses toiles écrues, noires ou kaki (v. 1970) et ses Pantalons (1972) révèlent ses jeux avec l'image. Il utilise aussi des matériaux et des techniques hétéroclites (Fond noir + objet, 1971) et cherche le rapport au modèle, la rivalité avec le langage (la Peau — l'Ordre — le Savoir, 1973). Puis sa technique et son savoir-faire se concentrent sur les purs effets de peinture à la limite de l'identification, où la figure tient lieu de signe et où la couleur absorbe presque toute trace de modèle (Peinture " graphite " + objet, 1977-1979). Dans les années 80, il s'emploie à montrer la réversibilité de la surface par le jeu des aplats, des projections, des fléchages. Son principe de narrativité s'opère dans une réduction d'effets extrêmes qui plongent le spectateur dans l'univers onirique du peintre (Dessins, 1982, collage ; les Quatre Vivants – n° 1 Homme, 1983-84). Il participe à de nombreuses expositions de groupe, comme A.R.C. 2 au M. A. M. de Paris en 1973 et 1977, à la Biennale de São Paulo en 1979. Le musée de Grenoble lui consacre une exposition en 1978, et le Centre de Brétigny, en 1984.