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Wilhelm von Kaulbach

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Arolsen  1804 – Munich  1874).

L'évolution de Kaulbach, peintre d'histoire et illustrateur, fut déterminée par l'enseignement reçu en 1822 à l'Académie de Düsseldorf de Cornelius, qui lui vint en aide et l'emmena avec lui à Munich (1826).

 En 1835, Kaulbach se rendit en Italie. Son tableau Die Hunnenschlacht (la Bataille des Huns, 1834-1837, musée de Poznań) est l'exemple le plus ancien des tableaux monumentaux où il developpe sa manière historico-symbolique qui le rendit célèbre. Il fut nommé peintre officiel de la cour du roi Louis Ier de Bavière (1837) et directeur de l'Académie de Munich (1849). Il exécuta pour l'escalier du Nouveau Musée de Berlin (1847-1865) des fresques (détruites en 1945) représentant la Tour de Babel, la Fleur de la Grèce, ainsi que des œuvres dans un style tout aussi académique, pour la Neue Pin. de Munich (1850), ayant pour thème général l'Essor des Arts sous le règne de Louis Ier (esquisses dans les coll. de l'État bavarois, Neue Pin.).

 La peinture historique de Kaulbach fut bientôt rejetée dans l'ombre par la manière vigoureuse de Piloty qui, tout en s'opposant à celle des Nazaréens, n'échappe pas, lui non plus, à l'emphase et reste aussi largement ancré dans la tradition de la peinture d'histoire dégénérant en anecdotes. Il réalisa surtout des portraits (Munich, id. et Städtische Gal.) et des illustrations pour les classiques allemands, la Bible et les contes, grâce auxquelles il doit d'être encore connu (Reinicke Fuchs de Goethe, 1841). Une étude pour son tableau des musées de Berlin la Maison des fous (Munich, Städtische Gal.), gravée par Caspar H. Merz, est mentionnée par Baudelaire dans l'Art philosophique.