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Matthias Kager

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Munich 1575  – Augsbourg 1634).

Il fit son apprentissage à Munich. Si aucun document ne vient confirmer sa formation ultérieure chez F. Sustris et s'il n'existe pas de témoignage de son voyage en Italie (v. 1596), ses œuvres n'en révèlent pas moins un séjour à Venise, où il fréquenta aussi l'atelier de Rottenhammer. Après avoir été quelque temps au service de la cour de Munich, Kager se fixe en 1603 à Augsbourg, où il joue avec l'architecte Elias Holl un rôle prépondérant dans la vie artistique et politique de la ville, siégeant au conseil avant d'être élu bourgmestre en 1631.

Issu du Maniérisme, son style s'enrichit, en outre, d'emprunts directs à l'école vénitienne (Véronèse, Bassano) et à Rottenhammer. Ses œuvres de jeunesse, fort éclectiques, seront suivies v. 1610 de compositions plus harmonieuses, faisant écho à un certain classicisme augsbourgeois, perceptible également dans l'œuvre de Rottenhammer. Par la suite, Kager sera l'un des premiers peintres de l'Allemagne du Sud à se montrer réceptif à l'art de Rubens.

Son œuvre comprend des tableaux, des fresques, des miniatures, des estampes, des projets d'art décoratif et d'architecture, ainsi que des projets architecturaux. De 1622 à 1626, Kager déploya son talent d'ornemaniste dans la décoration de l'hôtel de ville d'Augsbourg, où la couleur ajoutait au vaste programme iconographique (plafond de la " Salle d'or ", détruite en 1945, tableaux des chambres princières, musée d'Augsbourg). Son œuvre se limite à des thèmes historiques et à des retables (Ascension du Christ, Assomption, Adoration des mages, 1609, Augsbourg, église Saint-Ulrich ; Extase de saint Bernard, 1619, Aldersbach, près de Passau, église de l'Assomption ; Adoration des bergers, 1626, Freising, église Sainte-Marie-Saint-Corbinian ; Déploration du Christ, 1629, Ingolstadt, église Notre-Dame). L'exécution des tableaux atteignit rarement à la qualité de ses dessins, d'une plus grande originalité (Munich, cabinet des Dessins). Quant aux nombreuses façades décorées par Kager, seules des gravures en témoignent (Augsbourg, maison Weber). L'artiste eut pour élève Kaspar Strauss. Il est encore représenté au musée de Nuremberg et au K. M. de Vienne.