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les Hallé

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Famille de peintres français.

Daniel (Rouen 1614  – Paris 1675). Établi à Paris, il se fit connaître par des tableaux d'église : Saint Jean à la Porte latine (May de Notre-Dame de 1622, musée de Clermont-Ferrand) ; Multiplication des pains (1664, Rouen, église Saint-Ouen) ; Nativité (1669, musée de Rouen).

Claude-Guy (Paris 1652 – id. 1736). Élève de Daniel, il obtint le Grand Prix en 1675, fut agréé académicien en 1681 et reçu l'année suivante. Professeur en 1702, recteur en 1733, il exposa aux Salons de 1699 et de 1704. Ses productions sont éclectiques et variées ; son style, partant du langage artistique mis à la mode par Le Brun, s'adapte à l'art " aimable " du début du xviiie s. Auteur de nombreux dessins pour des illustrations de livres, il peint des tableaux religieux pour les églises de Paris : les Marchands chassés du Temple (May de Notre-Dame de 1688, musée d'Arras), Apparition du Christ à la Madeleine (1705, Paris église Saint-Sulpice), ou du nord de la France : Jésus remettant les clés à Saint Pierre (1690, abbaye de Saint-Riquier, Somme), qui sont des exemples caractéristiques de son art. Il travailla aussi pour le roi, à la Ménagerie de Versailles en 1702 (Jeux d'enfants, Louvre).

Noël (Paris 1711 – id. 1781). Fils du précédent, il remporta le Grand Prix de peinture en 1736 et séjourna à Rome de 1737 à 1744. En 1746, il est agréé et sera reçu académicien en 1748 grâce à son étonnante Dispute de Minerve et de Mars (Louvre), aussi maniérée que magistrale. À partir de 1746, il expose régulièrement au Salon, jusqu'en 1779 : Jésus bénissant les enfants (Salon de 1751, Paris, église Saint-Sulpice) ; Saint Vincent de Paul prêchant (Salon de 1761, Versailles, cathédrale Saint-Louis) ; les Génies de la Poésie (Salon de 1761, musée d'Angers) ; la Justice de Trajan (Salon de 1765, musée de Marseille) ; Saint Louis portant en procession la couronne d'épines (Salon de 1773, Paris, chapelle de l'École militaire) ; les Libéralités de Cimon (Salon de 1777, Louvre) ; Cornélie, mère des Gracques, Agésilas, roi de Sparte (Salon de 1779, musée de Montpellier). Après avoir obtenu la charge de surinspecteur des Gobelins en 1771, il fut directeur de l'Académie de France à Rome en 1775, puis, l'année de sa mort, recteur de l'Académie. Il est sans conteste le plus original des membres de la dynastie des Hallé. Un tableau comme Course d'Hippomène et Atalante (Salon de 1765, Louvre) compte parmi les créations les plus personnelles du xviiie s. français. L'étrangeté de son inspiration, la froideur de son coloris, la fougue de sa touche, l'émotion qui se dégage de certaines de ses compositions, en dépit de leur côté artificiel (à cet égard, l'artiste fait parfois songer à Corrado Giaquinto), devraient valoir à Noël Hallé une prompte réhabilitation.