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Bartolomeo Guidobono

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Savone 1654  – Turin 1709).

Il fut l'élève de son père, peintre sur céramique. Devenu prêtre, il suivit sa vocation de peintre. Il se rendit à Parme pour étudier Corrège, et ce pendant un an, puis à Venise. De retour à Savone, il commença par décorer des majoliques (musée de Savone et hôpitaux civils de Gênes), puis s'adonna à la peinture sur toile et à fresque, travaillant pour les grandes familles génoises — les Grillo, les Centurione, les Durazzo, les Brignole — comme pour les églises. De 1685 à sa mort, il travailla à Turin, à la cour du duc Victor Amédée de Savoie. Il décore à fresque le sanctuaire de Santa Maria di Casanova (près de Carmagnola) et plus tard, avec son frère Domenico (1668-1746), l'appartement de Madama Felicita. Se souvenant de l'exemple de Corrège, il aime à estomper les formes dans une lumière diffuse et privélégie les effets intimistes et poétiques qui ont fait parfois rapprocher son art de celui des Français contemporains, tant dans ses peintures religieuses (Sainte Marguerite en prison, Gênes. Gal. di Palazzo Bianco ; l'Éducation de la Vierge, Gênes, Accad. Ligustica) que dans les scènes mythologiques ou allégoriques qu'il peignit pour le palais royal de Gênes, (Endymion ; l'Été ; l'Automne). Il exécuta également quelques scènes de genre (Petit Berger avec un agneau, Gênes, coll. part.) et il sut mêler fort heureusement nature morte et peinture de figures, à l'exemple des Flamands travaillant en Ligurie (Jan Roos ou Frans Snyders).