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Vittore Grubicy de Dragon

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Milan 1851  – id. 1920).

D'une famille attirée par l'art, il commence à voyager en Europe à partir de 1870 (surtout à Londres), jouant les intermédiaires pour son frère Alberto, grand marchand d'art, qui soutient de jeunes artistes italiens comme Cremona, Ranzoni, Segantini. Au cours d'un séjour en Hollande (1882-83) et sous l'influence des peintres Israëls et Anton Mauve, il décide alors de se lancer dans la peinture et délaisse peu à peu le commerce de l'art (surtout après 1889) ; adoptant le pointillisme, il amène ses amis (Segantini, Morbelli, Previati) à cette technique, nouvelle en Italie. Devenu critique d'art à La Riforma de Primo Levi et à La Cronache d'arte en 1886, il organise diverses expositions, comme celle sur le Divisionnisme lombard à la Triennale de la Brera à Milan en 1891 et la manifestation itinérante sur la peinture de Previati en 1901, tout en partageant son temps entre Miazzina, Milan et le lac de Lecco. Là, il exécute le plus souvent de petits paysages poétiques, combinés en polyptyques, dans une palette aux tons de brun et d'orange qui n'est pas sans évoquer celle de Millet et des peintres de Barbizon (De la fenêtre, Miazzina, 1898 ; Quelle paix à Valganna !, v. 1894 ; l'Été sur le lac de Côme, 1897-1901, triptyque, Rome, G. A. M. ; Hiver en montagne, poème panthéiste en huit tableaux, 1894-1911, polyptyque, Milan, G. A. M. ; la Montagne de Tremezzo, 1897). Ses œuvres, qui figurent à l'Internationale de Venise et à de nombreuses expositions à Munich et à Düsseldorf (1904), influenceront des artistes comme Romani et Carrà. Ses toiles se trouvent principalement dans les G. A. M. de Venise, de Rome et de Milan, mais aussi à Paris (M. A. M. de la Ville et Orsay).