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André Dunoyer de Segonzac

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Boussy-Saint-Antoine, Essonne, 1884  – Clichy 1974).

Après des études classiques, il est en 1907 élève de L. O. Merson, puis de J.-P. Laurens, fréquente l'Académie La Palette à Montparnasse, fait la connaissance de L. A. Moreau et de Boussingault, avec lequel il partage un atelier en 1906. Ses premiers dessins sont publiés en 1908-1909 dans la Grande Revue et le Témoin, et il expose en 1910, gal. Barbazanges, avec Moreau et Boussingault. À peu près indifférent aux révolutions esthétiques contemporaines, il entreprit, avec Boussingault et Moreau, de ressusciter le réalisme de Courbet en exécutant des natures mortes, des nus, des scènes de genre et des paysages sombres, dans une pâte épaisse et maçonnée (les Buveurs, 1910, Paris, M. N. A. M). Il prend part en outre à l'activité mondaine des années qui précèdent la guerre, s'intéresse au sport (la boxe) et à la danse (dessins des Ballets d'Isadora Duncan, 1910 ; les Boxeurs, 1911), et le couturier Paul Poiret devient son premier amateur. Il découvre Saint-Tropez en 1908. Mobilisé, il exécute de nombreux dessins de guerre, précieux pour leur valeur documentaire (Paris, musée de la Guerre). Hostile à toute théorie, il apparaît, après 1918, comme le principal représentant du Réalisme traditionnel. Dans son abondante production, les peintures (scènes des bords de la Marne, nus, natures mortes, paysages), d'un métier souvent monotone, ne représentent pas le meilleur. Segonzac s'est en revanche imposé par ses dessins et ses aquarelles (paysages méridionaux) et surtout par ses eaux-fortes, à partir de 1919 : Paysages du Morin, 1923 ; ill. pour les Croix de bois de Dorgelès (1921), le Tableau de la boxe de Tristan Bernard (1922), Bubu de Montparnasse de C.-L. Philippe, les Géorgiques (1947). Le M. N. A. M. de Paris conserve un nombre important de ses œuvres.