En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Walter De Maria

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste américain (Albany, Californie, 1935).

Après des études à l'université californienne de Berkeley, De Maria conçoit ses premiers travaux sous forme de projets et de dessins en 1961. Walls in the Desert prévoit la réalisation dans le désert de deux murs de terre parallèles, chacun d'une longueur de un mile. Ces projets préfigurent les mouvements avant-gardistes américains de la fin des années 60 que l'on connaît sous les noms d'" Earthworks " ou de " Land Art ". Refusant le cadre traditionnel de la galerie ou celui, institutionnel, du musée, une génération d'artistes investit des espaces non artistiques : lieux publics, espaces naturels, divers supports de communication (photo, vidéo, journal, livre...). De Maria développe une œuvre à la dimension de la planète, provoquant ou utilisant les phénomènes de la nature en tant que signes esthétiques, la foudre pour Lightning Field (1977), 400 piquets en acier inoxydable répartis sur 6 705 mètres au Nouveau-Mexique, l'une de ses réalisations les plus spectaculaires.

La constante relation entre l'environnement et la sculpture est indissociable de la mesure du temps et de l'espace dans son œuvre. L'artiste a conçu Three Continent Project (1969), qui demande la réalisation de tranchées de un mile d'est en ouest en Inde, du nord au sud en Afrique (réalisée dans le désert du Sahara), d'est en ouest aux États-Unis. Photographiées par satellite, ces lignes doivent former une croix à l'intérieur d'un carré. Vertical Earth Kilometer (1977, Kassel), une unité de mesure calculée en relation avec le diamètre total de la Terre, consiste à introduire dans le sol un cylindre de cuivre de un kilomètre de long. Seule la section supérieure du cylindre, scellée dans une pierre carrée placée au niveau du sol, demeure visible. Le fait que De Maria se soit prononcé pour une économie de moyens, une réduction des formes, une non-hiérarchie des éléments ainsi que pour une installation sérielle de ses modules, cercles, carrés, polygones, confère à ses travaux les caractéristiques de l'Art minimal. Ils les dépassent toutefois par leur dimension conceptuelle et utopique. Chacun de ces dispositifs implique la pensée d'un langage abstrait et universel.