En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Pablo de Céspedes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Alcolea de Torote, prov. de Tolède av. 1548  – Cordoue 1608).

Il est le représentant le plus important de l'école de Cordoue pendant le dernier tiers du xvie s. Après des études à l'université d'Alcalá qui firent de lui un véritable humaniste, il séjourna à Rome plusieurs années avant 1577, puis de nouveau en 1852 ; il y travailla avec F. Zuccaro. Ses contemporains ont loué dans sa peinture le coloris qui l'apparente à Corrège, mais les œuvres qui nous sont parvenues sont plus proches de Michel-Ange que du maître de Parme (Nativité, chapelle de la Descente de Croix, Rome, église de la Trinité-des-Monts). De retour en Espagne, il s'installa à Cordoue mais se rendit à maintes reprises à Séville, où il fréquenta l'Académie de Mal Lara et Pacheco. En 1587, il peignit à Guadalupe, où il se rendit avec F. Zuccaro, le retable de la chapelle Sainte-Anne dans un pur style romaniste. Le Retable de la Cène et celui de Sainte Anne (cath. de Cordoue, peints en 1595) ont des accents plus personnels : éclairage latéral, lourdes draperies, nature morte au premier plan annoncent l'école andalouse du début du xviie s. Cespedes doit sa célébrité à ses écrits théoriques, dont les principaux sont le Discours sur la comparaison de l'art antique et moderne (1604) et le Poème de la Peinture, publié par Francisco Pacheco dans son Art de la peinture, paru en 1649. Ces ouvrages, qui témoignent de l'érudition de leur auteur, firent connaître à l'Espagne les peintres italiens contemporains.