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Jean Colombe

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Bourges v. 1440  –id. 1493).

Il fit toute sa carrière à Bourges, protégé dès 1467 par la reine Charlotte de Savoie, puis en faveur auprès des grands seigneurs du centre de la France ; en 1485 et 1486, il travailla pour le duc de Savoie Charles Ier, qui lui fit terminer 2 célèbres manuscrits inachevés, l'Apocalypse de l'Escorial et les Très Riches Heures du duc de Berry (Chantilly, musée Condé). Il semble avoir dirigé un atelier surchargé de commandes ; d'où l'abondance et l'inégalité des manuscrits qui relèvent de son style. Ses premières œuvres connues (Vita Christi, Heures de Louis de Laval, v. 1480-1485, Paris, B. N.) se ressentent de l'influence de Fouquet : influence surtout formelle, dans la technique, les compositions, certains types de personnages. Son tempérament personnel, tout d'imagination et d'emportement, l'éloigne de plus en plus de l'équilibre classique de Fouquet (Romuléon, v. 1490, Paris, B. N.), et son atelier, où travaille son petit-fils François († 1512) , qui continue son œuvre après sa mort, accentue encore ces traits (Destruction de Troie, v. 1500, id.). Peinture poétique et mouvementée, peu soignée, sans recherche du réalisme ni crainte de la schématisation, où tout est poussé à l'extrême : effets de lumière, perspectives outrées, compositions encombrées de figures, décors surchargés d'ornements et d'or. À l'aube du xvie s., Colombe reste un artiste foncièrement conservateur, dont l'inspiration profonde est voisine de l'esprit du Flamboyant plutôt qu'annonciatrice du maniérisme qui triomphera à la Renaissance.