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Jean-Paul Chambas

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Vic-Fezensac, Gers, 1947).

La peinture de Chambas garde peut-être trace de sa formation initiale d'historien de l'art, mais aussi du fait qu'il a eu sa première exposition de peinture à vingt ans. Lautrec as Pamino, de 1979, est très symptomatique de la réunion à l'accent surréalisant typique de son art, dans une œuvre peinte très classiquement (Diptyque), de réminiscences ostensiblement hétéroclites : plastiques, théâtrales, musicales, touristiques, publicitaires. Toulouse-Lautrec et Mozart sont évoqués sur fond de pyramide de Gizeh en compagnie d'une pin-up, de quelques corbeaux, de palmiers, de chaises, d'un Européen en grande tenue de colonialiste. Le traitement est un salut non dénué d'ironie à l'hyperréalisme, le contraire d'une adhésion. Le tout ressortit, nous dit Chambas, à une esthétique du collage où reviennent quasi obsessionnellement à la fois quelques grandes œuvres historiques comme la Sainte Thérèse du Bernin (Histoire de dames, 1982), quelques figures emblématiques comme celles de Kafka ou Rimbaud (Rimbaud, 1983) et la présence de la musique, du reggae à l'opéra (Ludwig, Merci Wagner I et II, 1983). Chambas a beaucoup travaillé pour le théâtre avec, là aussi, un éclectisme qui a valeur de manifeste. Handke ne lui fait pas négliger Musset, ni Mozart, Puccini et Offenbach. Après une rétrospective en 1983 au musée des Augustins de Toulouse, il a présenté sous le titre générique Épreuve de la mémoire un ensemble d'œuvres ainsi titrées (ou titrées Deuil) à Nice, à la villa Arson en 1987. Il a réalisé le rideau de scène du théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet à Paris, en 1990.